Manuscrits tibétains : un centre de restauration s'ouvre

Cécile Mazin - 22.07.2015

Patrimoine et éducation - manuscrits Tibet - préserver patrimoine - restaurer livres anciens


Le Tibet a inauguré un centre dédié à la restauration de manuscrits anciens, à Lhassa, capitale de la région autonome, située dans le sud-ouest de la Chine. Avec plus d’un million d’ouvrages tibétains en Chine, seuls les deux tiers sont sur le territoire tibétain, et dispersés dans des temples, des bibliothèques, ou encore des centres de recherches ou des musées. Parfois même chez des particuliers.

 

A Bodhisattva in a Shrine, Folio from a Shatasahasrika Prajnaparamita (The Perfection of Wisdom in 100,000 Verses) LACMA M.81.90.15

Ashley Van Aeften, CC BY 2.0

 

 

La difficulté que rencontrent les autorités réside dans l’état de ces ouvrages, qui doivent souvent être restaurés et protégés, pour ne pas se désagréger. Le directeur du département de la culture régionale, Nyima Cering, a lancé en 2008 une campagne allant dans ce sens, et en parallèle a monté une équipe d’experts pour l’aider dans son travail. 

 

Jusqu’à lors, le gouvernement régional a accordé plus de 5 millions de yuans pour soutenir ce projet. Painba Cering, directeur adjoint de la Bibliothèque régionale du Tibet assure : « Les livres anciens tibétains sont des symboles du travail et de l’intelligence du peuple à travers les siècles. Ils jouent un rôle important dans la multiplicité des cultures de la nation chinoise. »

 

Les habitants ont conscience de la nécessité de préserver les ouvrages. Ils avaient d’ailleurs mis en place des solutions de fortune, ou artisanales, pour réparer les livres endommagés. Avec des méthodologies traditionnelles, faites de fil à coudre ou de feuilles associées à de la pâte d’amidon, ils tentaient de restaurer les manuscrits les plus vulnérables. 

 

Le Centre viendra maintenant prendre le relais, affirme le directeur adjoint. Un atelier de formation consacré à la restauration des livres anciens, sur une dizaine de jours, a également été mis en place, en présence d’une quarantaine de stagiaires, venus de monastères et du département de la protection des reliques culturelles. Impulsé cette semaine, il réunit des spécialistes de la protection du patrimoine, venus pour aider chacun à comprendre les méthodes à déployer. (via ENCS)




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