Mobilisation pour des publications scientifiques en Libre Accès

Clément Solym - 18.06.2012

Patrimoine et éducation - A l'international - publications scientifiques - libre accès - universités


La sainte parole scientifique coûte-t-elle trop cher ? Les éditeurs universitaires de Grande-Bretagne sont sollicités : comment les recherches financées par le gouvernement peuvent-elles devenir des sources de revenus pour eux ? Depuis la crise Reed Elsevier, la mobilisation de chercheurs se poursuit. 

 

Souvenirs, souvenirs : fin avril, un conflit opposant l'université de Harvard à l'éditeur Reed Elsevier pointait du doigt l'accès à la connaissance, devenu trop coûteux, même pour la bibliothèque de l'université. « J'espère que d'autres universités prendront des mesures similaires. Nous sommes tous confrontés au même paradoxe. Nous, universitaires, réalisons les recherches, écrivons des documents, partageons les informations avec d'autres chercheurs, siégeons à des conseils de rédaction, tout cela gratuitement… et ensuite, nous rachetons les résultats de nos travaux à des prix exorbitants », expliquait Robert Darnton, directeur de la BU. (voir notre actualitté)

 

 

McMaster Institute: 3 out of 3 Scientists Agree - Using Three Fingers Improves Your Life_0267

Crédit Flickr PeacePlusOne 

 

Protestant contre les sommes onéreuses des paywalls qui ne permettent l'accès à un article qu'à des conditions financières lourdes, ils sont près de 11.000 universitaires à avoir décidé du boycott de Reed Elsevier.

 

Un cas de jurisprudence qui fait des émules : réclamer que les recherches payées avec des deniers publics soient librement accessibles, et surtout, gratuitement. Et un acteur majeur de la recherche britannique, The Coalition, vient de décider d'arrêter les publications payantes en ligne. Ils ont ainsi lancé une opération de grande ampleur donnant un accès libre à la recherche britannique. 

 

Les éditeurs britanniques produiraient 20 % des articles scientifiques dans le monde, explique The Independent, mais Reed Elsevier ainsi que l'Oxford University Press et des institutions comme la Royal Society of Chemistry génèrent les trois quarts des revenus du secteur. 

 

The Coalition semble déterminée à basculer dans le libre accès, citant le succès du moteur de recherche Google, qui aurait tout intérêt, qui plus est, à disposer de l'ensemble de centaines de milliers de documents universitaires.

 

Une équipe de généticiens avait déjà fait parler d'elle en publiant dans un livre en libre accès les recherches effectuées sur le génome de la tomate. Tout un ensemble permettant d'approfondir les modifications que l'on peut apporter aux tomates. Un premier pas, certes, mais complet sur le sujet. (voir le communiqué)




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