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Montréal : sept ouvrages rescapés de l'incendie du Parlement en 1849

Clément Solym - 27.08.2013

Patrimoine et éducation - A l'international - Montréal - fouilles archéologiques - bibliothèque


Sur les 24.000 ouvrages que comptait le Parlement canadien qui fut détruit dans un incendie en 1849, peu de chances de retrouver plus que des cendres. Et pourtant, les restes calcinés de sept ouvrages ont pu être récupérés, alors que des fouilles, débutées la semaine passée, ont actuellement lieu dans le Vieux-Montréal. 

 

 

 Montréal, juil. 1852. Rue Saint-Denis, depuis rue Mignonne (boul. de Maisonneuve) >Sud.

Montréal, en juillet 1852

DubyDub2009, CC BY 2.0

 

 

Selon des fonctionnaires de la ville, les livres retrouvés sont difficilement reconnaissables : on trouverait plutôt une sorte de chose entre le charbon et le bitume. Mais ces derniers vestiges de la colère qui s'empara des anglophones, font forte impression. En effet, dans un accès de colère contre les plans du gouvernement de l'époque, qui avait choisi d'indemniser les propriétaires francophones pour les pertes subies durant les révoltes de 1837 à 1838, une foule d'anglophones avait décidé de mettre le feu à l'établissement. 

 

Pour Louise Pothier, qui supervise les fouilles, l'exhumation de ces ouvrages, après deux années passées sur le site, est « une découverte symbolique extraordinaire », autant qu'une formidable surprise. Plus personne n'osait espérer trouver quoi que ce soit de vestiges de l'époque : tout au mieux pensait-on tomber sur des morceaux d'une sorte de bibliothèque...

 

Au cours de ces années d'excavation, on avait ressorti un service à thé et une paire de lunettes.  Les livres retrouvés seraient probablement en français, encore qu'un travail d'épigraphie approfondi devra être réalisé avant de se prononcer. Et dans quelques semaines, les fouilles s'achèveront, pour laisser la place à une célébration, le 150e anniversaire de la création de la ville, qui sera commémoré en 2017.

 

La bibliothèque du parlement était pourtant « extrêmement précieuse », regrette malgré tout Louise Pothier, alors que les colons français venus s'installer des siècles plus tôt, avaient apporté dans leurs bagages des ouvrages qui seraient aujourd'hui pluricentenaires. 

 

via Montreal Gazette