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Napoléon : une lettre écrite en anglais vendue à 325.000 €

Clément Solym - 11.06.2012

Patrimoine et éducation - Patrimoine - Manuscrit - Napoléon - lettre


L'empire était à Fontainebleau, ce dimanche, alors que la maison Osenat organisait des enchères pour la plus grande gloire du guide napoléonien. Une vente mise sous le signe de l'intellect, et de la société : une multitude de lettres et de documents signés de l'empereur étaient mis en vente, avec un succès notable pour un document… écrit en anglais.

 

Trahison, de l'empereur ? En tout cas, ce bref manuscrit, le lot 89, était estimé entre 60 et 80.000 €, et finalement, il aura été acquis par le Musée des Lettres et Manuscrits, qui aura déposé 325.000 € sur la table pour s'en rendre maître. 

 

Grande originalité de cette lettre : elle est écrite en anglais, depuis la retraite de l'empereur à Sain-Hélène. « Seules trois lettres autographes en anglais de Napoléon sont actuellement connues, toutes adressées à Las Cases, dont une conservée à la Bibliothèque nationale de France : l'historien Peter Hicks en a fait le relevé dans un article ; il a également mentionné l'existence de fragments autographes d'exercices en anglais. »

 

 

 

« Count Las Case. It is two o'clock after midnight, I have enow sleep, I go then finish the night into to cause with you... He shall land above seven day a ship from Europe that we shall give account from anything who this shall have been even to day of first january thousand eight hundred sixteen. You shall have for this ocurens a letter from lady Las Case that shall you learn what himself could carry well if she had co[n]ceive the your occurens. But I tire myself and you shall have of the ado at conceive my », écrit l'empereur déchu. 

 

Napoléon tentait d'apprendre l'anglais, travaillant plusieurs heures par jour à la découverte de cette langue. Une conquête peut-être bien grande, mais qui n'effacera pas les défaites. Ironie, alors que la France va affronter l'Angleterre, dans l'Euro (football) ?

 

« Ma vraie gloire n'est pas d'avoir gagné quarante batailles : Waterloo effacera le souvenir de tant de victoires ; ce que rien n'effacera, ce qui vivra éternellement, c'est mon Code civil », assurait l'empereur.