Nouveaux programmes de collège : SOS éducation s'inquiète

Clément Solym - 09.04.2008

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - nouveaux - programmes - collège


Sans être même encore publiés officiellement, les nouveaux programmes du collège sont déjà décriés. Des fuites auraient eu lieu, ce qui permettrait de se faire une idée de l’étendue des réformes envisagées.

L’évolution de l’enseignement du français au collège : des éléments positifs

On retrouve dans ce document quelques améliorations sensibles. Ainsi, une attention particulière serait accordée à la leçon de grammaire, en précisant que « la connaissance des mécanismes grammaticaux fait appel à l'esprit d'analyse, à la logique autant qu'à l'intuition ».

Pour ce qui est de l’orthographe, le document rappellerait le caractère « indispensable » de la « dictée de contrôle » - en envisageant toutefois d’autres « formes d’évaluation », qu'il s'agisse de différentes formes de dictée ou d'exercice de « réécriture ». L’accent est également mis sur l’ « apprentissage régulier et approfondi » du lexique, au côté d'autres activités (écriture, lecture orale, réflexion sur la langue).

Néanmoins, une réforme qui resterait largement insuffisante :

Au côté de quelques éléments positifs, on retrouve des aspects plus inquiétants. Il y serait écrit que la lecture doit concourir à « fonder une culture humaniste », nécessaire, non seulement à la compréhension des œuvres littéraires, mais également cinématographiques, plastiques, ainsi que des « langages » : publicité et discours politiques. On en revient à l’instrumentation de l’étude de textes. Il s’agit simplement de maîtriser des supports de communication.

La littérature de jeunesse resterait à l'honneur :

Pour ce qui est de l’acquisition d’une culture littéraire, le document n’exclut pas le choix de « lectures d’aujourd’hui et même de textes appartenant à la littérature jeunesse ». On peut craindre que de nombreux professeurs continuent de faire étudier à leurs élèves, en fait d’« œuvres patrimoniales », des textes dépourvus d’intérêt littéraire, mais retenus pour leur caractère idéologique ou parce qu’ils sont d’accès plus aisé.

Concernant l’expression écrite, le document précise que « toutes les formes d’écriture sont encouragées et valorisées par différents modes de diffusion, ayant notamment recours aux nouvelles technologies ». L’expression orale devant, quant à elle, faire l’objet d’un « véritable apprentissage » à travers « la pratique d’échanges, de débats, sur l’expression d’émotions et de réflexions personnelles. »

Quelques améliorations ont été introduites dans cette première mouture mais celles-ci semblent bien pâles face à l’ampleur des besoins. Une réforme de fond est nécessaire pour en finir avec la baisse du niveau scolaire.