On compte plus de 13 500 enfants instruits à domicile

Clément Solym - 08.04.2010

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - milviludes - enfants - non


La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) vient de faire connaître son rapport annuel. Et, même si certains prédisaient une rapide disparition de cette mission dès sa création, force est de constater que, chaque année, sa raison d’être prend toujours davantage de sens.

Georges Fenech, le président de la Miviludes, a tenu à mettre l’accent, en 2010, sur les dérives de ce qu’il qualifie de « néo-chamanisme ». Ces pratiques liées à la santé font fréquemment courir le risque, à certains patients, de mettre fin aux traitements conventionnels au profit d’autres qui le sont nettement moins.


La présentation de ce rapport fut aussi l’occasion de mettre l'accent sur la situation des plus jeunes et d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur ces quelques 13 547 enfants qui ne se rendent pas sur les bancs de l’école primaire. Si l’enseignement à domicile n’est pas interdit, il est cependant suivi de près par l’Education nationale qui envoie régulièrement des inspecteurs pour évaluer le niveau de ces enfants.

Sur l’ensemble de ces enfants, 1900 ne suivent aucun programme d’éducation à distance. Ce sont ceux qui sont le plus exposé à des dérives sectaires. En 2009, l’Education nationale a réalisé 1626 contrôles, 171 ont révélé des lacunes.

Suite à de nouveaux contrôles, seuls 45 ont fait l’objet de demandes de rescolarisation. L’Education nationale et la Miviludes travaillent main dans la main pour ne pas perdre ces enfants jugés à risque, une pratique qui porte ses fruits depuis déjà plusieurs années.