'Pas d'idéologie' dans l'enseignement de l'économie en seconde (Chatel)

Clément Solym - 25.03.2010

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - Luc - Chatel - idéologie


Dans le cadre de la réforme du lycée qui entrera en vigueur à la rentrée scolaire prochaine, les élèves de seconde bénéficieront d'un enseignement en sciences économiques et sociales, d'une heure trente hebdomadaire.

Le ministre de l'Éducation nationale a déclaré « Il y a un manque évident de culture économique qu'il nous faut absolument combler. Nous allons le faire, en présentant le monde économique dans toute sa diversité.» Avant d'ajouter que « l'entreprise est parfois vécue par les jeunes comme un monde hostile. A nous de la leur montrer dans son rôle d'acteur économique, de créateur de richesse, dans toutes ses dimensions, y compris sociale ».

Dans une interview accordée à nos confrères Les Echos, le ministre de l'Éducation nationale maintient qu'il n'y a « pas d'idéologie » dans les nouveaux programmes scolaires, incluant un enseignement obligatoire en économie dès la classe de seconde. Un projet qui doit être proposé au Conseil supérieur de l'Education (CSE) le 1er avril.

« A la lumière de la crise (économique), nous insistons sur le rôle de l'Etat régulateur, nous avons aussi renforcé le volet droit de la consommation », précise Luc Chatel qui assure avoir pris en compte les recommandations des professeurs d'économie. « Nous avons ajouté le développement durable à la demande des professeurs d'économie et gestion et nous rendons même ce thème obligatoire ».

Le premier projet de programme de cette matière proposé fin janvier avait soulevé de vives critiques, accordant une place supérieure à l'économie qu'aux sciences sociales.