Pratiquer des langues étrangères pour muscler son cerveau

Clément Solym - 22.05.2009

Patrimoine et éducation - Scolarité France - pratique - langues - etrangères


Vous avez dépassé les 60 ans et vous estimez qu'il est trop tard pour apprendre l'italien ou le piano ? Tout faux... Car votre cerveau conserve une élasticité et une capacité d'apprentissage, tout comme lorsque vous étiez enfants. Bon, à peu de choses près. Mais surtout, il est important de ne pas laisser l'un ou l'autre de ses lobes s'atrophier.

Pour le Canadien Norman Doidge, auteur d'un livre sur le cerveau justement et qui est parmi les meilleures ventes de livres non-fiction en Australie, la machinerie de notre cervelle, c'est soit on s'en sert, soit on la perd. Et l'un de ses meilleurs exemples est de raconter qu'il y a un an, il s'est mis au piano et qu'aujourd'hui, âgé de 60 ans, il en joue.

Intervenu durant le Sydney Writers' Festival hier, il explique combien le muscle qu'est notre cerveau doit être entretenu et que pour ce faire, l'apprentissage et la pratique des langues permettent d'améliorer grandement notre état. « Et la plupart des gens n'ont pas pratiqué de langues étrangères depuis le lycée », ajoute-t-il.

Et de fait, une nouvelle compétence acquise rejaillit sur les autres, dans un mouvement bien connu de vases communicants. Exercer son cerveau, et son corps, en apprenant des danses, c'est s'ouvrir à la compréhension d'autres et leur maîtrise, de façon plus aisée.

« Travaillez, prenez de la peine, c'est le fonds qui compte le moins », disait le volubile Jean. Et Doidge de le rejoindre sur ce point : « Si vous considérez votre cerveau comme quelque chose d'usé, c'est de l'auto-défaite. » Alors qu'il y a tant à apprendre...