Quand les étudiants font avancer la génétique

Clément Solym - 08.12.2008

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - recherche - génétique - étudiants


L’ADN, ce constituant de base de tout être vivant, recèle encore bien des secrets. Même si les chercheurs ont commencé depuis dix ans, via la métagénomique, à séquencer l’ADN, il reste encore des milliards de nucléotides à explorer. Un travail titanesque.

Un enseignant-chercheur à l’université de la Méditerranée, Pascal Hingamp, a eu l’idée de changer de méthode pour l’enseignement de la génomique. Depuis 2005, il ne fait plus travailler les étudiants sur des séquences connues. Au contraire, il les plonge directement dans les mystères de champs encore inexplorés.

Ces exercices concrets bien plus stimulants permettent en plus aux apprentis chercheurs de reverser les données récoltées sur un serveur dédié. Reste qu’il faudrait encore plusieurs siècles, même à ce rythme, pour venir à bout de l’ADN. Mais, plus le projet s’étend à d’autres universités et plus il devient porteur. Ainsi, selon Pascal Hingamp, « il serait possible de distribuer trois fois la même séquence dans des groupes différents et, en cas d'annotations convergentes, de publier formellement le résultat. »

Cette démarche collective, portant le nom d’Annotathon, a déjà été adoptée par quatre universités françaises alors que, dans le même temps, des établissements américains travaillent à la mise en place d’un système identique..