Québec : Le français problématique pour les élèves de collège

Clément Solym - 28.12.2008

Patrimoine et éducation - A l'international - Québec - français - difficulté


La réforme mise en place en 2000 n'a pas vraiment porté ses fruits, révèle une étude sur le taux de réussite des élèves québécois : entre 2005 et 2006, une baisse de 2 % porte à 81 % leur succès à l'écrit de français. Un chiffre qui inquiète alors qu'en 2000, 90 % d'entre eux réussissaient à cette épreuve. Réaction immédiate : il faut réforme la réforme, annonce la Table de pilotage sur le renouveau pédagogique.

Le Soleil, qui rapporte ces faits montre d'ailleurs que les filles sont plus coriaces malgré la baisse que les garçons, 89 % d'entre elles ont brillé, contre 74 % de la gent masculine, alors que pour 2005, on constatait un 78 % de réussite, là encore à mettre en rapport avec les 89 % de 2000...

Michelle Courchesne, ministre de l'Éducation avait, en février, mis en oeuvre un plan de 22 mesures, qui, depuis septembre, sont à l'action. Mais les tendances montrent également d'autres limites : l'orthographe est en faillite, de plus en plus, puisque pour le test d'écriture où l'élève doit réaliser moins de 10 % de fautes, ils furent 77 % à le réussir en 2005, contre... 68 % en 2006.

On juge en effet sur cinq points : vocabulaire, syntaxe et ponctuation, pertinence et suffisance des idées, organisation du texte, orthographe, précise Le Soleil. Et Syntaxe et ponctuation reste l'élément le plus encourageant, avec toujours des résultats inférieurs à 2005.

Pour la fédération des syndicats de l'enseignement, c'est la déception qui point. Le renforcement des connaissances devient une urgence, que les nouvelles mesures tendent d'appuyer. Séances de lecture, de rédaction hebdomadaire ou investissement dans les bibliothèques en sont quelques exemples.