Quelques conseils d'Abraham Lincoln pour une rupture en douceur

Antoine Oury - 14.02.2019

Patrimoine et éducation - A l'international - Abraham Lincoln lettre rupture - Abraham Lincoln Mary Owens - Lincoln lettre amour


Il faut parfois accepter la dure réalité : une rupture sera l'ultime étape de l'histoire commune que vous avez tenté d'écrire avec elle ou lui, au choix. Et ce moment d'une vie sentimentale est loin d'être le plus plaisant : il est possible de se rassurer en se disant que d'illustres personnages sont passés par là avant vous, et en prenant modèle sur eux. Ou pas : voici l'exemple d'Abraham Lincoln, président des États-Unis et mufle, à l'occasion.

Sans titre
(photo d'illustration, ozgecan, CC BY 2.0)


Un beau jour de l'année 1833, Abraham croise la route de Mary : tous deux ont 24 ans et Abraham, joli cœur, annonce à la sœur de Mary Owens que si cette dernière revenait lui rendre visite dans l'Illinois, il l'épouserait sans hésiter. Dans une lettre envoyée à une de ses amies peu après la rencontre avec Mary Owens, Lincoln n'hésite pas à affirmer qu'il ne « voit pas d'objection à emprunter le chemin de la vie, mais dans la main avec elle ».

Le futur président des États-Unis n'avait pas la réputation d'un coureur de jupons : aussi, lorsque Mary Owens l'apprend, considérant qu'il n'est pas un mauvais parti, elle s'empresse de prendre ses dispositions en vue d'une union devant Dieu. 

Owens, de retour dans l'Illinois après un voyage depuis le Kentucky, rencontre à nouveau Lincoln, à plusieurs reprises. Et ce dernier commence à sérieusement déchanter face à l'enthousiasme de sa promise. « Je savais qu'elle avait une réputation de “vieille fille”, et je ne doutais pas de la véracité d'au moins la moitié de cette appellation. Mais, à présent que je l'ai vue, je ne peux pas m'empêcher de penser à ma mère » écrit Lincoln dans une lettre.

« [P]our faire simple, je ne me sentais pas bien en sa compagnie », résume-t-il après avoir décrit de manière particulièrement inconvenante Mary Owens.
 

Plusieurs années de fuite en avant


Si Lincoln ne cache pas ses véritables sentiments pour Mary Owens à son amie Eliza Browning, il n'a tout simplement pas le courage de les faire savoir à la principale intéressée. En 1837, Lincoln devient avocat à Springfield, dans l'Illinois. Il fait alors parvenir plusieurs lettres à Owens, pour convaincre cette dernière qu'il est le pire parti possible, et qu'une vie à ses côtés ne sera qu'ennui et désespoir.

« Vous devrez être pauvre, et sans aucun moyen de dissimuler cette pauvreté », assure-t-il, décrivant la ville de Springfield comme s'il s'agissait de Paris, pour marquer un peu plus le contraste avec la vie qu'il lui propose. « Pensez-vous que vous puissiez supporter cela longtemps ? »

Apparemment, oui : Mary Owens poursuivra sa correspondance avec Lincoln, jusqu'à ce que ce dernier se fasse un peu plus explicite, tout en se faisant passer pour un amoureux transi, mais torturé. « Je veux, désormais, et plus que toute autre chose, bien me comporter avec vous ; et si je savais que je ferais le bien, comme je le soupçonne, en vous laissant seule, je le ferais », se lamente Lincoln.
L'amant peu délicat aura finalement ce qu'il voulait : cette même année, Mary Owens cesse tout simplement de répondre à ses lettres. Elle épousera un autre homme en 1841, et Lincoln écrira, à propos de cette rupture peu brillante : « Ma vanité a été particulièrement blessée. »

via Atlas Obscura


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