Recrudescence de violence scolaire, insécurité en baisse

Clément Solym - 19.05.2009

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - recrudescence - violence - scolaire


Le gouvernement Fillon s'est fait tacler hier par la députée PS Delphine Batho qui, suite aux tirs effectués à la Courneuve contre des policiers, « ne maîtrise plus la situation face à l'escalade de violences qui ont augmenté de 46,5 % depuis 2002 ». Et d'évoquer la professeure qui a été frappée au couteau par l'un de ses élèves. Et d'achever : « Les violences sont partout en augmentation et le gouvernement reste spectateur. »

Il est vrai que ce premier trimestre semble particulièrement riche en faits divers dramatiques, mais pas simplement en termes de violences physiques : on pourrait évoquer l'amende reçue par ce professeur qui avait menacé de couper le zizi de son élève, lequel élève de primaire ne cessait d'exhiber son pénis... Condamné pour cela et avec une mention sur son casier judiciaire : on frôle le pathétique.

Mais la violence physique et l'apparition des armes dans les établissements amène le ministre de l'Éducation nationale à des propositions qui semblaient jusqu'à lors improbables : des portiques de détection de métal, comme dans les lycées américains, qui auront « un effet dissuasif qui est très clair »... On peut douter.

Mais est-ce un effet médiatique que de voir des montées de violence ? On manque de visibilité puisque les derniers chiffres fournis datent de 2005 : 1607 violences physiques avec arme ou arme par destination étaient comptabilisées par le ministère. Pour les Renseignements généraux, les violences avec arme avaient augmenté de 73 % passant de 385 à 667.

Et pourtant, l'insécurité recule, a confirmé le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand. « Par rapport à ce qui s'est passé de 1997 à 2002, il n'y a pas photo. Il y a eu une montée continue de la délinquance et de la violence pendant les années socialistes, on a maintenant un recul, une décrue de la délinquance. » La faute aux socialos, donc.

Mais il reconnaît que si ça recule depuis 2002 « comme aux États-Unis il y a une évolution de la violence et maintenant on le voit bien il y a des armes de guerre qui sont utilisées ce qui est totalement inacceptable ».

Bah, au moins il en a conscience...