Réforme de la licence : des propositions qui font presque l'unanimité

Clément Solym - 13.07.2011

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - réforme - licence - propositions


Depuis son arrivé au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Laurent Wauquiez fait des pieds et des mains pour faire bonne impression. En réunissant le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Rechecher (CNESER) pour lui présenter la nouvelle mouture de la licence, le ministre vient de faire un grand pas vers la cohésion.

En effet, les propositions du ministère font, une fois n’est pas coutume, presque l’unanimité du côté des syndicats étudiants. En étoffant d’une part l’insertion professionnelle et de l’autre l’orientation vers le master, la nouvelle licence permettrait d’allier tous les objectifs.


Pour arriver à un tel résultat, le ministère propose notamment la suppression des notes éliminatoires, la compensation annuelle des notes, l'intégration de plus de stages dans le cursus, la confirmation du droit aux rattrapages et une augmentation des volumes horaires. On arrive ainsi à 26 voix pour, 20 contre et 14 abstentions lors du vote du projet au sein du CNESER. Si les organisations étudiantes ont toutes donné leur voix pour ces propositions, les syndicats enseignants se sont plutôt positionnés contre.

Pour l’Unef, principale organisation étudiante, c’est la volonté de faire monter les volumes horaires de cours qui a fait pencher la balance quand, pour la Confédération Etudiante, c’est la portée double de la licence, à la fois plus professionnelle tout en préparant mieux au master.

Le projet assigne un seuil de 1500 heures pour les filières lettres et sciences humaines, ce qui devrait permettre une hausse importante du nombre d’heures de cours en première année. Reste encore à déterminer s’il y aura des créations de postes pour honorer la dispense de ces heures supplémentaires.