Réforme du lycée : la fin des privilèges de la naissance (Sarkozy)

Clément Solym - 13.10.2009

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - réforme - lycée - Sarkozy


Elle était attendue, et Luc Chatel s'est finalement fait retirer le dossier, plus sévèrement encore que lorsque Xavier Darcos en avait la responsabilité.

On évoque dans la presse une non-réforme, chez l'Express ou encore une version allégée chez le Nouvel Obs, mais avant tout, Nicolas Sarkozy veut instituer « la fin des privilèges de la naissance ». « C'est de l'école que sortiront les élites pas de la naissance », affirme le président, alors que son fils est actuellement au centre d'une affaire typique de népotisme...

Mais soit, s'il comptera avant tout « d'avoir travaillé dur et d'avoir fait la preuve, par ses études de la valeur », et que « le principe de justice » primera, ainsi que celui d'efficacité, Nicolas Sarkozy souhaite avant tout revoir les critères du lycée et « quel meilleur critère que celui du savoir et de la compétence pour désigner ceux qui doivent exercer des responsabilités » ?

Mais quid de la réforme elle-même ? Elle touchera 1,4 million d'élèves - filiale générale et technologique - ainsi que plus de 700.000 jeunes qui sont inscrits en lycées pro. Le rapport Descoing a largement servi à refondre la réforme, et les principaux sujets de discorde (le service des enseignants et l'emploi du temps des élèves) ont été repoussés aux calendes grecques.

Exit aussi le lycée à la carte ou encore la trimestrialisation. Pour autant : « Il n'y a pas eu de recul, il y a eu la reprise du sujet sur d'autres bases. C'est une autre manière d'avancer », précise un conseiller du président. Et puisque tout ne fonctionne pas si mal dans le lycée français, on ne va pas tout chambouler pour le plaisir. Or, ce qui est intéressant, c'est qu'en moins de 30 ans, on est passé de 30 % de bacheliers à 65 %.

On souhaite juste rendre l'orientation plus efficace, mais également rendre la voie technologique plus noble. Les langues, et l'oral plus généralement, sont au programme de cette nouvelle mouture. Les principes de « droit à l'erreur », mais également la « réorientation » sont à retenir. On pense alors à une classe de première plus générale, ainsi qu'une Terminale, elle, plus spécialisée. Les filières elles-mêmes seront mieux équilibrées - avec l'optique de rendre à la voie techno une meilleure place.

En outre, il sera question d'un accompagnement personnalisé, avec des groupes restreints d'élèves, afin de combler les lacunes existantes.