Rentrée 2010 : les inspecteurs de l'Education nationale s'inquiètent

Clément Solym - 31.08.2010

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - rentrée - 2010 - inquiétudes


Pour cette joyeuse rentrée scolaire 2010, le ministère de l’Education nationale fait tout pour assurer un beau sourire de surface afin de cacher le délitement qui touche l’ensemble de l’enseignement en France. Il faut dire qu’à coup de milliers de postes supprimés chaque année, il serait curieux que l’on puisse toujours fonctionner à merveille sur le terrain. Mais bon, on nous le promet…

Toutefois, quelques personnes sérieuses ont tout de même le courage de prendre la parole malgré la respectabilité de leurs fonctions et le risque qu’ils prennent à critiquer la politique exercée par ceux qui sont, de fait, leurs supérieurs plus ou moins directs.

Patrick Roumagnac est pourtant de ceux-là. Cet inspecteur de l’Education nationale, en tant que secrétaire général du SI-EN Unsa, premier syndicat de ce corps, a tenu une conférence de presse pour dire que tout n’est pas aussi rose qu’on ose le prétendre en haut lieu. On pouvait quand même s’en douter…

M. Roumagnac tient à dire publiquement ce qu’on dit tout bas à tous les inspecteurs d’académie ainsi qu’aux inspecteurs de l’Education nationale : « je vais bien, tout va bien » ! Oui, c’est à peu près ça !


La rentrée 2010 doit passer comme une lettre à la poste…malgré les 16 000 suppressions de postes, une réforme du lycée conduite à la va-vite et une réforme des concours de l’enseignement des plus indignes…

Avec la réforme de la classe de seconde, de nombreuses interrogations se posent clairement sur le terrain. Ainsi, qu’en sera-t-il réellement de la mise en place des groupes de langue comme le promettait le remaniement des volumes horaires ?

Pour ce qui est des enseignants nouvellement recrutés, c’est la grande pagaille : autant dire que moins bien formés, on n’a jamais fait…Cette situation a terrorisé bon nombre de professeurs habituellement volontaires pour faire office de tuteurs…Résultat l’Education nationale est obligée de s’appuyer souvent sur de très jeunes enseignants pour exercer ces tâches de tutorat…un comble !