Rentrée 2011 : 4900 élèves de plus et 1500 classes fermées dans le primaire

Clément Solym - 21.04.2011

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - fermetures - classes - primaire


On peut retourner les chiffres dans tous les sens, ça ne passe pas. Si, d’un côté, le ministère de l’Education nationale annonce un effectif en hausse de 4900 élèves pour le primaire à la rentrée 2011, le SNUipp-FSU a fait ses comptes, tablant sur la fermeture programmée de 1500 classes. La conséquence est inévitable : le nombre d’élèves par classe va augmenter pour absorber les 8967 postes supprimés dans le premier degré.

Le principal syndicat du primaire dénonce une situation qui va rapidement devenir intenable. Pour faire ses calculs, le SNUipp-FSU s’est appuyé sur des données collectées au sein de 62 départements. Avec un premier chiffre de 1168 classes fermées, le syndicat estime qu’on approche donc des 1500 au niveau national.


Il faut comprendre ce chiffre comme étant la différence entre le nombre d’ouvertures et de fermetures de classes. Et, ce qui inquiète particulièrement le syndicat, c’est le virage important pris dans le primaire par le ministère. Jusqu’à la rentrée 2010, le nombre de fermetures de classes restait inférieur au nombre d’ouvertures. Mais, alors que l’effectif annoncé pour la prochaine rentrée est à la hausse, on assiste à la situation inverse.

Pour opérer les suppressions de postes, le ministère tape sur tous les viviers d’enseignants qui interviennent en appui de ceux qui sont directement en poste. Les titulaires remplaçants paient donc un lourd tribut, avec 215 postes supprimés.

Mais, le secteur le plus touché reste celui les Rased (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté), soit les enseignants spécialisés dans la gestion des élèves en très grande difficulté. Autant dire qu’on aidera encore moins ceux qui, pourtant, ont besoin le plus d’être aidés… Quant au bon remplacement des enseignants, il ne faudra pas non plus s’attendre à des miracles avec un volant de remplaçants encore une fois réduit.