Le Registre des risques, pour mieux protéger le patrimoine mondial

Antoine Oury - 17.08.2015

Patrimoine et éducation - A l'international - registre - patrimoine - bibliothèques


L'ombre de catastrophes d'origine humaine ou naturelle plane constamment sur les centres de conservation patrimoniale, ou plus simplement, toute collection. Et, puisque le risque zéro n'existe pas, mieux vaut être préparé aux mauvaises surprises. Depuis Le Cap, en Afrique du Sud, où se déroule sa 81e conférence générale, la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et d'institutions (IFLA) annonce l'ouverture d'un registre pour centraliser les informations et améliorer l'efficacité générale des actions de sauvegarde.

 

Leeds Castle 03-07-2007

(Karen Roe, CC BY 2.0)

 

 

Le Registre des risques du patrimoine documentaire, plutôt explicite, est une base de données visant à rassembler des informations sur les collections documentaires patrimoniales, qu'elles soient publiques ou privées. L'IFLA ne fait pas de jaloux, et invite tout le monde à inscrire sa petite bibliothèque — façon de parler : les particuliers devront attendre...

 

Le formulaire où enregistrer sa ou ses collections rassemble nom de l'institution, contact, documents qui composent le fonds, et une description des risques encourus. L'IFLA ne vend pas encore des assurances, mais assure que l'enregistrement permettra « de fournir des informations géo-spatiales à des contacts à l’UNESCO et aux organisations partenaires du Comité international du Bouclier Bleu [équivalent de la Croix Rouge pour le domaine culturel, NdR] qui sont mobilisés en cas de catastrophe ».

 

Bien entendu, les données confiées au registre resteront confidentielles, sur un serveur sécurisé, assure l'IFLA. L'enregistrement se fera à cette adresse.