Le photographe Robert Doisneau a ouvert la porte d’un autre monde, avec des clichés saisissant, dans la simplicité du quotidien. Dans un documentaire de Clémentine Deroudille, on retrouvera un film réunissant des archives inédites. Un portrait où ses vies familiale et professionnelle s’entremêlent.

 

Robert Doisneau

 

 

On ne compte plus les livres que l’œuvre de Doisneau a pu inspirer, parcourant une œuvre si proche du réel, et, pourtant, capable de le transformer pour lui conférer une magie toute particulière. 

 

Robert Doisneau : le révolté du merveilleux raconte comment cet enfant de banlieue parisienne est devenu l’un des plus célèbres photographes du monde. Connu par tous, célébré partout pour des photographies devenues celles d’un monde d’hier, en noir et blanc, des écoliers en culottes courtes jusqu’au fameux baiser de l’Hôtel de Ville. 

 

Le film dévoile aussi un Doisneau différent, passionné par la couleur, qu’il a inlassablement pratiquée, par les nouvelles formes d’architecture des banlieues modernes. Le photographe a tout photographié : usines Renault, bal vénitien, milliardaires de Palm Springs, paysans d’URSS... 

 

 

 

Chapitré par les dessins d’Emmanuel Guibert, le documentaire donne la parole à ses filles, Annette Doisneau et Francine Deroudille, à quelques-uns de ses amis, la photographe Sabine Weiss, l’écrivain Daniel Pennac, à des personnalités ayant écrit sur ses images, telles que Philippe Delerm et François Morel. De Paris à New York en passant par Tokyo, il retrace le parcours exceptionnel, surprenant et atypique d’un humaniste forcené, qui n’aura eu de cesse d’être toute sa vie un pourvoyeur de bonheur. 

 

Le documentaire sera à découvrir sur Arte, le 23 octobre à 22 h 50. Et les amateurs pourront découvrir l’exposition qui se tiendra au musée des Arts forains, à Paris, en décembre.