Rowling, Pullman, Le Guin : 50 livres par an pour les élèves

Clément Solym - 22.03.2011

Patrimoine et éducation - A l'international - lecture - angleterre - ministre


Si pour certains, avoir une Rolex à 50 ans est une marque de réussite - contestable - de son existence, la question serait de savoir combien de livres il faudrait avoir lu à cet âge-là. Et dans le domaine, le ministre anglais de l'Éducation vient de livrer ses propres réflexions.

Michael Gove vient en effet de déclarer son intention ferme d'améliorer les normes d'alphabétisation dans le pays. Et surtout faire lire beaucoup plus les jeunes. Ah, les jeunes... Selon lui, la moyenne du nombre de livres lus par an a été fixée bien trop bas. Et durant bien trop longtemps.


Et lui envisage clairement de faire remonter le niveau. D'autant plus qu'en décembre, un rapport remis à son cabinet a pointé que les adolescents britanniques avaient chuté de la 17e place à la 25e dans le classement international des normes de lecture.

Selon lui, il est essentiel que les élèves parviennent à un rythme de lecture de 50 ouvrages par an - soit un par semaine, peu ou prou. L'idée lui est venue après une visite dans plusieurs "charter schools", à New York. Ces établissements sont gérés de façon indépendante, sans l'intervention du gouvernement étatsunien. Une école primaire d'une zone de Harlem s'est ainsi lancée dans le défi des 50 livres dans l'année, et ses élèves ont également pris part à un concours entre écoles pour parvenir à la lecture la plus rapide possible des sept tomes d'Harry Potter...

Le ministre s'est alors alarmé, lorsqu'il a découvert que 80, voire 90 % des élèves de son pays lisaient un ou deux romans par an, et que dans ces deux ouvrages, on comptait Des souris et des hommes.

Toute une révision du programme nationale a alors été engagée. « Un des plus grands problèmes dans le système éducatif public anglais est que seule une minorité d'élèves peut suivre un enseignement universitaire et que seule une minorité peut aller à l'université. Nous avons tout faux. » (via Telegraph)

Parmi les lectures obligatoires que le ministre a finalement présentées, on trouve Rowling, Pullman, CS Lewis, Ursula Le Guin, ou encore Kenneth Grahame...