Sarkozy souhaite une heure de sport obligatoire à l'école

Clément Solym - 10.02.2012

Patrimoine et éducation - Scolarité France - Nicolas Sarkozy - Sport - Robert Lecou


Bon, on a compris, le sport c'est bon pour la santé, c'est indéniable. Mens sana in corpore sano, l'idée, populaire, ne date pas d'hier et il faudrait être un peu fou pour oser la contredire.

 

Le gouvernement l'a bien compris et en a fait un de ses dogmes, qui dis-je, principe, dans sa politique de l'éducation. Mais pourquoi tant d'obsession ? Nicolas Sarkozy vient d'annoncer qu'il souhaitait que chaque élève fasse « une heure d'activité par jour », après avoir reçu le rapport du député UMP de l'Hérault, Robert Lecou, sur le sport à l'école.

 

Y'aurait-il un problème avec le système d'éducation physique et sportive actuel ? Le dernier rapport sur L'état de santé de la population en France indique pourtant des évolutions favorables chez les enfants, avec notamment une baisse de l'obésité, grand fléau du XXIe siècle chez les populations occidentales.


 

 

 

Rien n'y fait et n'y fera, il faudra du sport, du sport et encore plus de sport. En 2010, la question des rythmes scolaires faisait grand débat, alors que le gouvernement avait proposé une réorganisation des emplois du temps pour instituer des cours le matin et du sport l'après-midi (notre actualitté).  

 

Or, les résultats de cette méthode, adoptée depuis 2010 par 120 collèges et lycées volontaires, sont mitigés. Les élèves des établissements concernés n'ont pas pour autant amélioré leurs résultats scolaires, bien que le chef de l'État soit « convaincu du rôle crucial du sport dans le bien-être et la réussite des élèves », indique le ministère de l' Éducation.

 

Mais par contre, l'histoire et la géographie, ce n'est pas si important finalement pour le gouvernement qui souhaite rendre optionnel son enseignement en terminale S pour la rentrée 2012. Et pourtant, quoi de plus important que de connaître son histoire pour bien décoder le présent, surtout en politique, et maîtriser bien sûr, le concept de civilisations, si cher à Claude Guéant.