Service minimum dans l'Education nationale : les tractations se poursuivent

Clément Solym - 17.07.2008

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - service - minimum - éducation


Après la mise en place progressive du service minimum dans les écoles, il s’agit de mieux mettre à plat les conditions d’accueil des élèves en cas de grève des enseignants.

Le ministère était d’abord parti sur un seuil minimum de 20 % de grévistes qui entraînait alors la mise en place de l’accueil par les mairies. Mais, le président de l’association des maires de France, Jacques Pélissard (UMP), a pu négocier un relèvement du seuil de déclenchement de l'accueil à 25 % de grévistes.

Ce seuil semble faire l’unanimité entre les maires et le ministère. Reste maintenant à mettre au clair la question de la responsabilité pénale des maires en cas d’accueil des élèves.

M. Pélissard souhaite améliorer encore le projet sur ce point. Le président de l’association des maires de France a cosigné avec Frédéric Lefebvre (UMP) un amendement pour permettre que l'Etat se substitue aux collectivités locales dans la protection du maire, en cas de responsabilité pénale.


Du côté de l’opposition, le député-maire PS d'Evry, Manuel Valls a réitéré la désapprobation de son groupe à un projet dont « le véritable objectif n'est pas à rechercher dans ce qui fait sa tapageuse publicité », les cas de grève, mais « se trouve, en réalité, dans certains calculs plus discrets et moins avouables du Gouvernement. Le vrai problème traité n'est pas celui des absences exceptionnelles provoquées par les grèves mais celui de la pénurie permanente générée par votre politique ». Le ministère, par la voix de son ministre, a fermement contredit ses insinuations.