Shanghai : un classement des universités à couper le souffle

Clément Solym - 12.08.2010

Patrimoine et éducation - A l'international - classement - shanghai - universités


Valérie Pécresse était en voyage le mois dernier à Shanghai pour évoquer le classement de la France et à raison : dans quelques heures, la plus redoutée des listes établissant un ordre de valeur des universités va tomber. Pire qu'un couperet, presque aussi radical qu'une guillotine.

Pourtant, Ying Cheng directeur exécutif du centre de Jiaotong s'étonne : « Nous n'imaginions pas que les résultats auraient une telle influence. » Son établissement réalise en effet le classement des 500 plus prestigieux endroits où apprendre sur la planète. Autant dire qu'en faire partie, c'est bien, être dans les têtes de liste, plus que jamais, c'est mieux. Et pour le coup, le mieux n'est pas vraiment l'ennemi du bien...


Université de Nanterre, Paris

Or, depuis des années, ce sont les Américains qui trustent les meilleures places, puisque seules Cambridge et Oxford (Angleterre) comptaient parmi les universités non étatsuniennes. Harvard a décidé de camper à la place de numéro un depuis sept ans et Stanford était deuxième l'an passé.

Cartésiens en diables, les Français reprochent cependant que le classement ainsi établi ne comporte que des établissements à dominante scientifique - voire exclusivement. De même, la recherche serait largement privilégiée sur la formation. De là la volonté franco-parisienne d'un classement alternatif qui se concentrerait sur l'Europe.

« L'Allemagne, la France, l'Italie et l'Espagne sont les pays qui ont été le plus secoués par le classement », explique Michaela Sainsana, qui s'est offert une analyse complète des méthodes de classement, suite à la demande de la Commission européenne.

En 2009, le mieux classé des établissements français était à la 40e place. Il s'agit de l'université Pierre et Marie Curie. Reste l'alternative pécressienne des pôles d'excellence, qui recevra 5 milliards € pour aboutir à... quelque chose...