Silver Threats, le biathlon gagnant pour The Black Box Revelation

Clément Solym - 26.02.2010

Patrimoine et éducation - Patrimoine - Silver - Threats - Box


« Ça fait deux ans que je suis un petit con !» (Joubert)…. Ah Brian, Brian… Dis-toi qu’il peut y avoir plus con comme, je sais pas moi, un mec qui se pense être dans la « Beau Gosse Attitude » ou Larusso qui sort un album ! Ça, c’est matière à avoir une crise cardiaque… L’heure est grave, il est temps qu’un groupe ressuscite le rock indé afin de souffler l’influence des « winners » ! Et c’est donc tout naturellement que les Black Box Revelation s’imposent depuis début février avec Silver Threats.

The Black Box Revelation ? Une révélation ?

La seule révélation du groupe c’est que le rock Belge s’inspire des grands ! en effet, The Black Box Revelation c’est deux gars s’inscrivant dans la même formation instrumentale que le groupe qui filtre avec le eye-liner Coca-Cola, à savoir les White Stripes. Jan Paternoster est à la guitare et au chant, et de Dries Van Dijck à la batterie. D'ailleurs, on ressent la même énergie que le premier album des Américains. Il y a aussi une ambiance où ronronnent les bons riffs dignes d’un Kasabian ou d’un Depeche Mode. Un habillage bien ficelé qui recèle plusieurs tubes en un seul album (le deuxième depuis 2007).

Du Smashing Pumpkins et l’esprit Depeche Mode

L’album Silver Threats, sent les Stones à plein nez, sauf si vous avez le votre dans la poudre… la neige évidemment (le vent Vancouver souffle jusqu’à nous) ! Le groupe incarne les bad boys anglais à l’accent vindicatif Mick Jagger ainsi que l’audace du temps des « Satisfaction » ou « Jumpin’Jack Flash » ruissellent sur « 5 O’Clock Turn Back The Time » ou encore « Sleep While Moving ».

Comment ? La neige est trop molle ? Alors que cela ne tienne, l’album n’est pas que du rock Rolling Stones. En effet, les guitares saturées du rock indé sur des intros à la filiation Kasabian ou un arrière-plan musical à l’influence des Depeche Mode épicent excellemment l’opus. Et c’est donc sans difficulté qu’on appréciera aussi les guitares aux résonances d’un « Zero » cette fois des Smashing Pumpkins sur « Run Wild » qui ne donne envie que d’une chose : monter en haut d’une montagne au soleil levant. Mettre son mp3, lunette de soleil et glisser sur les pentes avec la planche de surf aux pieds, au rythme de l’album et de la vitesse, un sentiment de légèreté et de détermination s’empare de nous ! (un album à recommander en période de Jeux olympiques donc…)



 

Et enfin, la batterie omniprésente accompagne la guitare débordante d’énergie à l’ampli qui tremble sur « Where Has All This Mess Begun » et sur « Do You I Know » à la signature White Stripes.

Ambiance des années 90

Le rock des années 90 c’était le rock qui s’inspirait de la grande école pop rock des années 80 avec la rage en plus et aux styles subversifs. The Black Box Revelation griffonne alors bien volontiers la même résolution sur les partitions où les petites lignent font l’amour avec les notes tant l’osmose est parfaite ! Entraînant et effronté, The Black Box Revelation est le duo biathlon au ski de fond rock naturel et au tire à la carabine dans le mille. Alors oui, ils n’ont pas invité le cordon qui relie la guitare à l’ampli mais on pardonne dans son ensemble l’emprunte très marquée des maîtres du genre en écoutant « Heres Comes The Nick » qui conclu l’album sur un son crépusculaire avec un solo de guitare dans la lignée d’un concept musical Radiohead.