Sur les campus, on attend l'effet iPad sur les manuels scolaires

Clément Solym - 17.09.2010

Patrimoine et éducation - A l'international - universite - manuels - numeriques


Alors l'introduction de manuels numériques, voire de bibliothèques sans livres qui s'ouvre, les universités sont au coeur du processus de développement de la lecture numérique.

Plusieurs études ont par le passé monté que les étudiants américains n'étaient pas forcément plus que cela convaincus par le Kindle, en l'occurrence, le DX - pourtant spécialement conçu pour cela. Mais d'un autre côté, l'iPad présente les mêmes atouts - l'autonomie en moins - tout en pouvant servir de support pédagogique bien plus complet.


Et à ce titre, les étudiants se montrent bien plus enclins à acheter des manuels sur l'iPad que de continuer à se transporter leurs bouquins de cours.

L'heure de l'encre électronique sonne


La croissance de ce pan de l'édition est estimée à 4,5 milliards $, mais pour le moment on en reste loin, puisque l'absence d'une plateforme efficace entrave nettement l'essor de ce secteur. Évidemment, tout cela aura par ailleurs des incidences plus ou moins lourdes sur les maisons d'édition. Mais principalement celles qui auront refusé de voir ce qui vient et se trame.

Le marché numérique devrait prendre 4 % de parts chaque année, passant de moins de 3 % pour 2010 à 11 % d'ici 2013, et la généralisation des tablettes, plus encore.

Or, un point n'est toujours pas résolu dans cette adoption phénoménale des manuels numériques : la question du marché d'occasion. Une grande partie de l'économie estudiantine repose sur l'achat et la revente des ouvrages en début et fin d'année. Si le manuel numérique coûtera dans tous les cas moins cher qu'un ouvrage papier, sa revente posera de délicates questions de droits, de DRM probablement et d'usage...

74 % préfèrent encore le papier

Actuellement, on estime que pour deux livres neufs vendus sur le marché du livre universitaire, un livre d'occasion se vend en parallèle. Le passage au numérique va donc perturber une tout autre économie.

Mais nous n'en sommes pas encore complètement là : 74 % des élèves continuent de préférer tourner des pages de papier, a montré l'an passé une étude de la National Association of College Stores. Même si l'an dernier c'est déjà loin, les digital natives arrivent avec une plus forte capacité d'utilisation de ces machines.

Et ils finiront bien par faire des études, ceux-là...