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Tests anticannabis en école : déontologiquement douteux

Clément Solym - 29.04.2008

Patrimoine et éducation - A l'international - cannabis - écoles - dépistage


Le Dr Olivier Simon, membre du comité de la société suisse de médecine de l'addiction s'oppose aux tests effectués en milieu scolaire pour détecter la consommation de cannabis. Suite à un vote, le Grand Conseil vaudois a montré combien il était favorable à cette idée. Mais « un problème de droit supérieur » se pose, « en regard du respect de la sphère privée et de la proportionnalité ». Et surtout la véracité des tests n'est pas scientifiquement prouvée.

Selon l'Association des médecins de Genève, « ce type de pratique tout à fait condamnable sur le plan de la déontologie professionnelle, et pouvant pleinement motiver la saisie des instances disciplinaires des médecins », doit être rejeté. Alors que des établissements ont fait marche arrière à temps, la SSAM « recommande clairement aux médecins de refuser de procéder à ces tests hors du cadre clinique ou judiciaire ».

Dans certains pays anglo-saxons, la technique fut expérimentée, sans prouver son bien-fondé. Ce n'est cependant pas une raison pour ne pas lutter contre le cannabis. Simplement la méthode est condamnable, donc à éviter. « Nous serions heureux que la réponse apportée par le gouvernement vaudois oublie la question des tests, explique le Dr Simon, et prévoie le renforcement des équipes multidisciplinaires adéquates, dont devraient disposer tous les établissements d'enseignement. »

Probablement pas en empêchant la publication de livres d'information...