Trois esquisses du Petit Prince de Saint-Exupéry retrouvées en Suisse

Victor De Sepausy - 16.08.2019

Patrimoine et éducation - Patrimoine - petit prince - esquisses dessins - Saint Exupery dessins


Achetées voilà plusieurs années par Bruno Stefanini, magnat de l’immobilier et grand collectionneur, des esquisses d’Antoine de Saint-Exupéry viennent d’être redécouvertes. L’homme, décédé l'an passé, avait légué ses archives à la Fondation culturelle de Winterthur, située à Zürich.


(photo d'illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0)


Dans un classeur, délicatement rangées, ces esquisses ont été retrouvées avec d’autres œuvres, dans l’une des ailes du bâtiment, indique la curatrice Elisabeth Grossman. C’est une nouvelle aventure pour Le Petit Prince, héros du conte éponyme, qui s’est vendu à 145 millions d’exemplaires dans le monde, et fut traduit en plus de 270 langues, indique l’AFP.
 
Saint-Exupéry fit un voyage en Suisse entre 1915 et 1917, alors qu’il séjournait dans un pensionnat du canton de Fribourg. Passionné, Stefanini avait réuni des milliers d’œuvres avant sa mort, et créé la Fondation Winterthur pour prendre en charge la gestion de ce fonds artistique.
 

Trois dessins, un poème, une lettre d'amour... un trésor !


Parmi les dessins, une image du Petit Prince parlant avec le renard, mais également l’emblématique image du boa qui a avalé un éléphant. Un troisième dessin, celui du buveur — le chapitre XII du conte — installé avec ses bouteilles vides et pleines, figurait parmi les trouvailles. Un poème illustré ainsi qu’une lettre adressée à Consuelo, la femme de Saint-Exupéry, étaient également présents. 

Toutes les œuvres ainsi exhumées ne sont pas dans le même état de conservation : celles de Saint-Ex auraient été bien préservées, mais la collection de Winterthur est entreposée dans différents endroits de la ville, rapporte Der Landbote, qui a dévoilé l’information.



 

Reprendre le travail de recension


Les dessins dateraient de 1943, et furent donc réalisés quelques mois avant la publication du livre. Ils avaient été achetés en 1986 par Bruno Stefanini, lors d’une vente aux enchères organisées dans le canton de Neuchâtel. 

Selon les experts, le collectionneur n’était pas particulièrement obsédé par l’œuvre de Saint-Exupéry : sa passion pour les œuvres l’avait emporté, et ces objets représentaient plutôt, à ses yeux, des instants matérialisés dans l’histoire d’une personne. 

La Fondation a subi quelques perturbations juridiques entre 2014 et 2018, qui expliquent l’immobilisme de ces années — et la redécouverte de certaines pièces. Le problème est que, durant cette période, des œuvres ont été dégradées par l’usure, la mauvaise conservation et le temps — avec option humidité et moisissures. Le différend désormais réglé, Winterthur va reprendre son travail d’archivage, et d’exploration. Et toute la collection Stefanini sera réunie dans un espace consacré du bâtiment. 


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