Twitter, nouvel outil d'apprentissage de la langue française

Clément Solym - 07.09.2011

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - twitter - lire - masson


Twitter deviendrait-il un outil de premier choix pour l'apprentissage de la langue française ? Pour Jean-Roch Masson, un jeune instituteur au groupe scolaire privé de la Providence, à Petite-Synthe, oui, incontestablement.

Depuis 2010, l’instituteur propose  à ses élèves d’utiliser la plateforme de réseau social Twitter pour apprendre à lire et à écrire.


Pour ce faire, l’instituteur de 34 ans demande d’abord à ses élèves d’écrire une phrase de 140 caractères maximum sur le traditionnel cahier, qu’il relit et valide ensuite avant l’envoi sur Twitter. Le tout à raison d’un tweet par jour, élaboré par les élèves en groupe : écrivains, rédacteurs et copistes, sur toutes sortes de sujets.

« Je me sens assez dans la lignée de Célestin Freinet qui emmenait ses élèves dans les champs » explique-t-il à La voix du nord.

Or, Jean-Roch Masson est un averti. « Nerd » ou « geek » des nouvelles technologies, il est un pionner de l’utilisation de l’Internet, dès 1996, et a créé un compte Twitter pour chaque classe de l’école sur le site de La Providence dès 2007. Mais l’initiative n’a véritablement marché qu’après l’’explosion de Twitter en 2009.

L’intérêt nouveau pour les élèves est de « se sentir lus » explique l’instituteur. De plus, leur message sont soumis à l’interactivité puisque d’autres internautes peuvent leur répondre au sein de la communauté Tweet. « Mes élèves ont le goût de l’écriture, ils s’ouvrent sur le monde et en définitive, je n’invente rien, la page Twitter de l’école, c’est le bon vieux cahier, mais que tout le monde peut lire », explique-t-il à La Voix du Nord.

Ce projet s’est fait avec la participation des parents. Une charte a été rédigée pour expliquer la démarche de cet apprentissage, en invitant les parents à contrôler les tweets de leurs enfants depuis chez eux. De même, pas de tweets à outrance, mais un seul par jour, et sur toutes sortes de sujet, ce qui éviterait très certainement tout formatage de la pensée par l'écriture.