Un archéologue affirme savoir où se trouve la tombe d'Aristote

Cécile Mazin - 01.06.2016

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Comme le Tombeau du Christ ne fait plus recette, les archéologues ont changé leur fusil d’épaule. C’est ainsi que Konstantinos Sismanidis, affirme avoir mis la main sur la tombe d’Aristote. Le philosophe grec mort à Chalcis en 322 av JC. n’aurait pas livré tous ses mystères. On pensait pourtant qu’il avait couvert presque tous les champs de la pensée, à son époque. 

 

via Greek Reporter

 

 

Très peu d’informations permettaient jusqu’alors de savoir où retrouver le corps – ou du moins ce qu’il pouvait en rester. Si les écrits en matière de philosophie ou de poétique ont amplement traversé les siècles, pour sa dernière demeure, ce fut tout autre chose. 

 

Depuis quelque 2400 ans, le tombeau du philosophe Aristote aurait attendu que le monde moderne le redécouvre. L’archéologue grec affirme ne pas disposer des preuves formelles pour présenter sa découverte, mais il en est certain : deux sources littéraires affirment que les cendres du philosophe furent déplacées sur son lieu de naissance, à Stagire. 

 

Ce ne serait donc pas dans la région de l’Eubée que l’on aurait pu retrouver les restes du philosophe. Un tombeau en forme de dôme, le tout reposant sur un sol en marbre, aurait donc accueilli les cendres d’Aristote, assure Konstantinos Sismanidis. 

 

Perdu depuis tous ces siècles, le tombeau rejaillirait alors, et l’archéologue affirme avec certitude qu’il a remis la main dessus. Ses premières recherches l’ont conduit à une première tombe, majestueuse, qui aurait accueilli quelqu’un d’important. Les équipes ont par la suite établi quelques relations : la ville de Stagira fut détruite par Philippe et son armée, et Aristote était parvenu à convaincre le roi de rebâtir, en suivant ses conseils.

 

Les concitoyens auraient alors choisi de rendre hommage à Aristote, après sa mort – des témoignages que l’on retrouve dans plusieurs biographies, ainsi que dans des écrits. Et ces derniers confirment l’idée que le corps aurait été transféré. Le tombeau trouvé dans les vestiges de l’ancienne ville, son ampleur, ne laissaient que peu de doute, estime Sismandis. 

 

La voûte aurait été hâtivement bâtie, durant la période hellénistique, et contenait manifestement un autel extérieur. Des pièces datées de l’époque d’Alexandre le Grand ainsi que des céramiques et des poteries royales furent retrouvées sur place. Autant de micro-indices, pour une grande chasse au trésor.