Un baccalauréat moins lourd pour des cours assurés en juin

Clément Solym - 10.11.2008

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - lycée - juin - baccalauréat


À Nice, l'année scolaire est à peine entamée que l'on réfléchit déjà au baccalauréat, point de convergence ultime du destin de nos chères têtes blondes, à la voix qui mue et à la pilosité en pleine croissance. Car dans tout lycée, avant même le début du mois de juin, une sorte de torpeur s'instaure et Xavier Darcos n'a pas manqué de recommander une « reconquête du mois de juin », qui l'an dernier avait été testée sur cinq académies, et qui cette année se propage plus globalement.

Une situation anormale pour les uns, puisque les lycées se retrouvent paralysés dès qu'approchent les journées du bac. Car voilà, un point élémentaire pose problème : les moyens. Selon Alain Dani, proviseur à Cagnes-sur-Mer (ça ne s'invente pourtant pas), « Matériellement il est impossible d'assurer les cours des élèves de seconde, organiser les écrits du bac, diriger les conseils de classe, animer les commissions d'affection chargées de répartir les élèves entrant au lycée. Tout cela dans le même temps. Sinon nous allons droit dans le mur. »

Dès lors, quelle solution ? Tout d'abord, « alléger les procédures administratives », mais surtout, « transformer le reste des écrits en « partiels » à organiser durant l'année scolaire » tout en conservant « deux ou trois épreuves pour l'examen final ». Car sur l'ensemble des pays européens, la France endosse encore le bonnet du retardataire, voire du cancre, en maintenant « ce système d'examen trop lourd, trop coûteux pour un résultat peu convaincant ».

Le syndicat SNPDEN souhaite que le ministre prenne en compte cette demande, qui sera la seule à pouvoir permettre la fameuse reconquête des cours du mois de juin. Les Français s'étaient d'ailleurs prononcés en faveur de cet examen, estimant, à 72 % qu'en dépit de ses défauts, le baccalauréat restait important.