Un étudiant sauvé d'une fusillade par un texte de littérature médiévale

Clément Solym - 21.11.2014

Patrimoine et éducation - A l'international - étudiant fusillade - université tireur - police merutre


Le livre de John Wyclif, Great Medieval Thinkers, n'avait certainement pas vocation à arrêter les balles. Pourtant, l'ouvrage a sauvé la vie d'un étudiant de Floride, Jason Derfuss. Une fusillade a eu lieu à la Florida State University hier. « J'ai entendu ce qui était certainement un coup de feu derrière moi, et au début, j'ai tenté de rationaliser cela comme un simple pétard, mais je savais exactement ce que c'était », explique l'étudiant de 21 ans.

 

 

 

 

Jason Derfuss est un rescapé. Parti à la bibliothèque universitaire pour ses recherches et consulter quelques livres, il en plonge quelques-uns dans son sac à dos et quitte l'établissement. Il l'ignore, mais il se trouve, en sortant, à une quinzaine de mètres d'un tireur qui est arrivé sur le campus. Un coup de feu l'atteint dans le dos.  

 

Choqué, il arrive à s'enfuir en courant pour rejoindre sa voiture, et quitter au plus vite l'université. Il appelle la police, et ce n'est qu'en arrivant chez lui qu'il découvre comment les ouvrages contenus dans son sac lui ont sauvé la vie. Il publie alors sur Facebook le résultat.  

 

Selon la police, 300 à 400 personnes se trouvaient dans la bibliothèque au moment où le tireur a ouvert le feu, aux alentours de minuit trente. Deux étudiants ont été touchés et transportés dans un hôpital voisin, dans un état critique. Un troisième étudiant a été tué sur le coup. Jason Derfuss découvrira dans les médias ce qui est réellement arrivé, quelque trois heures plus tard. 

 

« La vérité est que je me suis presque fait tuer ce soir-là et que Dieu est intervenu », explique-t-il. 

 

Selon différents documents et vidéos retrouvées, Myrom, le tireur faisait part de multiples angoisses : il exposait ses craintes que les agences gouvernementales n'aient fait de lui une cible particulière. Il a été abattu par la police. La vie du campus reprendra normalement aujourd'hui, pour les 40.000 étudiants, a assuré John Trahser, président de l'université.

 

(via NBC)