Un étudiant sur cinq connaît des troubles psychologiques

Clément Solym - 08.09.2008

Patrimoine et éducation - A l'international - étudiants - troubles - psychologiques


Entrez dans la classe : ils sont 25 assis, pas forcément dans le silence, mais à attendre que vous leur donniez une consigne. Cinq d'entre eux sont en danger concernant leur santé mentale ou leur bien-être émotionnel, explique une enquête menée sur 1200 directeurs d'établissements universitaires dans le monde.

Facteur de réussite scolaires essentiel

Et la réaction de ces cinq là à toute forme d'intimidation, d'angoisse, de dépression ou de problèmes familiaux ne manquera d'influencer ses résultats scolaires. Pour Louise Rowling, qui est auteure de l'étude, pour l'université de Sydney, ce chiffre de 1 pour 5 passerait est mis en avant par 40 % des directeurs du pays. Pour 94 % d'entre eux, le chiffre le plus fort enregistré sur une moyenne de 82 % considère cette fragilité comme primordiale dans leur travail académique.

« Ce que nous souhaitons faire, c'est assurer que le système éducatif prenne en compte la santé mentale comme une chose importante, qu'on doit mettre à l'ordre du jour dans les agendas », explique Louise. Un élément qui serait plus important encore que l'écriture, la lecture ou l'arithmétique, selon Lyn Walker, directrice du service à VicHealth. Mens sana in corpore sano, voilà donc bien une devise qui mériterait plus que jamais d'être entendue.

Trouver des solutions

« Pour améliorer les résultats scolaires, nous devons continuer de trouver des moyens pour assurer le confort émotionnel des étudiants », conclut Andrew Blair, président de la Confédération internationale des directeurs d'établissement (ICP). « Cela signifie encourager les chefs d'établissement à effectuer des transformations positives en faveur de la culture scolaire. »

Un rapport troublant, qui semble contredire les prévisions d'optimisme et d'enthousiasme qui assurent que la confiance et le moral étaient au beau fixe chez les étudiants.