Un Ministère de l'enfance et de l'adolescence, demande l'Unicef

Clément Solym - 08.03.2012

Patrimoine et éducation - Ressources pédagogiques - Ministère - Adolescence - Jeunesse


« Ah la jeunesse aujourd'hui », « De mon temps », « y'a plus de saisons », tant de phrases clichées refilées entre générations dans un syndrome de l'Age d'or ambiant tout à fait typique d'un âge avancé non-assumé.


Mais si… Et si… Les français, préoccupés par le bien-être des petits bambins comme des grands jeunots, souhaitaient en réalité agir pour les jeunes générations en leur consacrant un ministère dédié ?

 

Selon un sondage TNS-Sofres pour l'Unicef France, près de 90% des adultes estiment que la situation des enfants et des adolescents est « préoccupante » et 80% d'entre eux souhaitent bien la création d'un ministère pour la jeunesse.

 

 

 

Et les jeunes, eux aussi, ne sont pas contre quand la question leur est posée : 89% d'entre eux sont en faveur de la création d'un tel ministère, alors que plus de la moitié des adolescents (52%) ne se disent pas confiants dans l'avenir.

 

Mais ce n'est pas qu'une question psychologique, selon les textes soumis lors du sondage, réalisé auprès de deux échantillons représentatifs de 1.000 personnes (adultes âgés de 18 ans et plus et adolescents âgés de 15 à 17 ans), du 12 au 19 janvier : « 2 millions d'enfants vivent sous le seuil de pauvreté, 600.00 sont mal logés,  un jeune sur cinq sort chaque année du système scolaire sans diplôme, plusieurs dizaines de milliers d'enfants étrangers sont sans protection de leur famille. »

 

Selon l'Unicef, il existe aujourd'hui en France 20.000 enfants SDF et il existe 40.000 tentatives de suicide par an chez des adolescents. Ainsi, Jacques Hintzy, le président de l'Unicef, a lancé un appel aux candidats à l'élection présidentielle pour la création d'un ministère de l'enfance et de la jeunesse :

 

« Nous voudrions faire entendre la voix de 13,7 millions d'enfants et d'adolescents qui ne votent pas et ne sont pas pris en compte » a-t-il expliqué sur Europe 1, mercredi matin.

 

Il souhaite par ailleurs la mise en place d'un plan d'action cohérent et d'un code de l'enfance.