L'histoire de l'homme Gonzo dans un musée

Cécile Mazin - 11.06.2015

Patrimoine et éducation - A l'international - Hunter S. Thompson - musée hommage - écrivain patrimoine


La veuve de Hunter S. Thompson travaille à fonder un musée, qui serait installé dans la ferme du Colorado de l’ancien journaliste et écrivain. Le père du gonzo journalisme, auteur fou mais certainement lucide sur le monde aura son propre temple. Et les lieux qui l’abriteront, la Owl Farm de Woody Creek, semblent simplement attendre encore son retour. 

 

 

 

« L’objectif de notre travail est de promouvoir l’activisme politique, la littérature américaine et le journalisme par cet hommage à l’héritage de Hunter », explique son ex-femme, Anita Thompson. « Nous avons également un fonds de dotation destiné à quelques universités pour soutenir les jeunes écrivains et les militants qui veulent faire changer les choses et prendre le contrôle de leur environnement. »

 

Déjà à la tête de la Fondation Gonzo, où elle organise des ateliers d’écriture et des événements littéraires, Anita souhaite maintenant renouer plus étroitement avec la mémoire de l’écrivain. « Je travaille donc à faire un musée », de cette ferme où Hunter se réfugiait. 

 

Voilà une dizaine d’années, il décidait de mettre fin à ses jours, d’un coup de pistolet, et ses funérailles eurent lieu dans cette même ferme. Des lieux où le temps s’est alors suspendu, explique Anita : « Au début, cela me réconfortait, puis au cours des années, j’ai conservé cela ainsi, tout simplement parce que c’était l’histoire... Je veux que les autres en fassent l’expérience. »

 

La ferme n’avait jamais été ouverte au public, ce sera donc une grande première, mais les fans devront attendre avant de se ruer : la date d’ouverture du musée n’a pas été fixée. « La meilleure manière d’honorer le travail de Hunter est de le garder dans nos cœurs, quand nous allons dans les dispensaires [de cannabis, NdR], lorsque nous fumons légalement et que nous lisons ses paroles. (via The Cannabist)

 

Thompson s'est fait connaître et reconnaître pour cette écriture journalistique barrée, le gonzo, où le journaliste se place au centre des événements qu'il relate. Mais également parce qu'il usait de stupéfiants divers et variés avant, pendant et après la rédaction de ses articles. Le plus fameux exemple restera Fear & Loathing in Las Vegas, paru en 1971, un road-trip où il raconte la couverture d'un rallye automobile, en plein désert...


Pour approfondir

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Traducteur : philippe mikriammos
ISBN :

Las Vegas parano

de Hunter Stockton Thompson

"Nous avions deux sacoches d'herbe, soixante-quinze pastilles de mescaline, cinq feuilles d'acide-buvard carabiné, une demi-salière de cocaïne, et une galaxie complète et multicolore de remontants, tranquillisants, hurlants, désopilants. sans oublier un litre de tequila, un litre de rhum, un carton de Budweiser, un demi-litre d'éther pur et deux douzaines d'ampoules de nitrite d'amyle." Le journaliste Raoul Duke et son avocat, le célèbre Docteur Gonzo, partent pour Las Vegas. Après soixante-dix heures sans sommeil, un enlèvement, de sauvages poursuites sur l'autoroute et deux chambres d'hôtel dévastées, trouveront-ils le Rêve Américain? Adapté au cinéma par Terry Gilliam avec Johnny Depp et Benicio Del Toro, Las Vegas parano est un ovni littéraire hilarant, un road-trip sous acides détonant qui ne laissera aucun lecteur indifférent.

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