Un nouvel essor pour le portail européen des archives

Cécile Mazin - 25.02.2013

Patrimoine et éducation - A l'international - portail - archives - europe


Le ministère de la Culture a présenté la semaine passée la nouvelle version du portail européen des archives, projet cofinancé par la Commission européenne, et dans lequel la France est particulièrement investie. Avec 120.000 inventaires venant de 89 services d'archives, au travers de 156 pays, ce portail est désormais largement remis à jour.

 

 

 

 

Archives Portal Europe a pour vocation « d'alimenter et de soutenir la recherche dans le domaine des sciences humaines, par la mise en commun des inventaires de l'ensemble des services d'archives en Europe », explique le ministère dans son communiqué. A ce titre, il représente une solution pour les chercheurs, sans contrainte de frontières, offrant la possibilité « d'élargir leur champ de réflexion ».

 

L'histoire de l'Europe est riche et complexe et les archives en sont le reflet fidèle. Leur réunion virtuelle apportera une visibilité inédite aux institutions qui les conservent et une aide précieuse aux chercheurs comme aux archivistes. Cette mise en commun des inventaires dans un format homogène ouvre en effet de façon extraordinaire le champ des recherches et offre l'opportunité d'accéder à des archives conservées à l'autre bout de l'Europe ou dont on ne soupçonnait parfois pas l'existence.

 

Deux modes d'accès à ces données sont mis en œuvre dans le projet :

  • une recherche simple, dont les résultats peuvent être affinés à l'aide de filtres par pays, institution, dates, etc., permet à l'internaute d'avoir une vue d'ensemble catégorisée des réponses à sa question.
  • Une navigation dans l'arborescence générale permet de partir d'un pays et d'arriver jusqu'à l'inventaire. Cette recherche est destinée en priorité aux chercheurs chevronnés, ou aux archivistes. C'est en effet un moyen de mener des recherches comparatives.

 

Les réponses sont alors disponibles au travers de ce portail, mais également depuis le site du pays d'origine. En outre, un classement par pays et par administration, servant d'annuaire, « brosse un tableau d'ensemble du paysage archivistique européen ». 

 

Pour l'heure, le site est toujours en évolution, et devra, à terme, comprendre les archives de chaque nation, selon les ministères et les collectivités, centralisées en un unique point d'accès. « Avec la mise en ligne de cet outil, l'intégration des données françaises au sein du portail européen des archives pourra alors se faire avec beaucoup plus de facilité et d'ampleur », conclut le ministère.