Un scanner dévoile les textes cachés du papyrus enrobant une momie

Victor De Sepausy - 02.01.2018

Patrimoine et éducation - A l'international - textes secrets momie - numeriser papyrus momie - reliques momie Egypte


Les outils de numérisation contemporains se perfectionnent, toujours avec la perspective de préserver les documents. Pour scanner et relever les inscriptions d’un sarcophage, des historiens ont profité de ces nouveaux procédés permettant d’accéder aux écrits. Sans avoir à détruire les boîtes contenant les papyrus.


Musée du Louvre
Yann Caradec, CC BY SA 2.0 (photo d'illustration)
 

 

Ce procédé, inauguré depuis 2009 par un Français, la société i2S, fait depuis recette : dans le cas des livres, il s’agit purement et simplement de les numériser sans avoir même à les ouvrir. L’imagerie Terahertz et multi-spectrale ne manquera pas d’avenir — d’ailleurs des variantes voient le jour ces dernières années. 

 

Dans le cadre des travaux menés par les chercheurs de l’University College London, l’analyse des documents permet de lire et d’écrire. L’outil a été éprouvé, avec un certain succès, sur une momie stockée dans le musée du château de Chiddingstone (Kent) : le sarcophage a été scanné avec des lumières aux différentes fréquences, permettant de faire briller l’encre. 

 

Le testament d'une Vénitienne de 1351 dévoilé
sans briser son sceau

 

Cette dernière ressort, obscurcie par la pâte et le plâtre qui enrubannent la momie, en l’occurrence. Or, c’est justement avec des rubans de papyrus usagés contenant des textes que l’on enveloppait les corps de défunts, et les visages plus spécifiquement, avant de les mettre dans un sarcophage. Et pour découvrir les inscriptions, les chercheurs n’avaient pas d’autre alternative que de détruire tout ou partie des momies.

 

Les hiéroglyphes jusqu’à présent découverts sur les murs des tombeaux de pharaons montraient en réalité comment riches et puissants voulaient être représentés. Une forme de propagande post-mortem de bon aloi, établissant la légende conformément aux souhaits du défunt. 

 

Les rayonnements térahertz numérisent
un livre sans même l'ouvrir

 

La technique ici employée, explique Adam Gibsn, de l’UCL, donne accès à une autre forme d’histoire. « Parce que les restes de papyrus ont été utilisés pour fabriquer des objets prestigieux, ils ont été conservés durant près de 200 ans. » On aboutit ainsi à une solution où le texte secret est préservé et lu, sans avoir à sacrifier la relique sur l’autel de l’égyptologie.

« Ces masques constituent l’une des meilleures bibliothèques que nous ayons de papyrus réutilisés, qui auraient été jetés autrement, aussi contiennent-ils des informations propres à ces personnes, sur leur vie quotidienne », ajoute-t-elle. 

 

Sur le sarcophage scanné, cela fit d’ailleurs apparaître un nom, Irethorru, connu en son temps pour signifier « L’œil d’Horus soit contre mes ennemis ». Pas vraiment un gage de bienvenue…

 


 

via BBC




Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.