Une centaine de dessins du maitre japonais Hokusai que l'on croyait perdus

Nicolas Gary - 19.09.2020

Patrimoine et éducation - A l'international - Hokusai Japon estampes - British Museum Hokusai - estampes dessins Japon


Symbole d’une esthétique particulière au Japon, Katsushika Hokusai est devenu un artiste essentiel à la culture et l’art. À travers ses estampes, celui qu’on a baptisé « le vieux fou du dessin » a vécu à cheval entre le XVIIIe et le XIXe siècle. Et le British Museum vient de faire des découvertes sensationnelles le concernant…


 

Âgé de près de 70 ans en 1829, Hokusai se lance dans une série de dessins réunissant des thèmes les plus variés : chats joueurs, paysages, têtes tranchées… Une vingtaine d’années plus tard, quand il décède, ces dessins disparaissent et l’on ne les retrouvera plus qu’à l’occasion d’une vente aux enchères en 1948 à Paris. Depuis… évanouis…

103 dessins en tout, souligne Antiques Trade Gazette, viennent de revenir sur le devant de la scène : acquis par le British Museum auprès d’un marchand londonien, Israel Goldman, ces œuvres seraient « une des plus grandes découvertes autour d’Hokusai, depuis longtemps », assure Frank Feltens, conservateur adjoint au Smithsonian’s National Museum of Asian Art.

Les dessins semblent en parfait état de conservation, et d’une richesse dans le détail qui impressionne. Baptisés Banbutsu ehon taizn zu, ou Grand livre d’images de tout, ils auraient certainement été voués à illustrer un ouvrage d’informations mondaines, une sorte de chronique contemporaine de Hokusai. 
 
Pour le British Museum, ces documents s’ajouteront à la collection considérable déjà abritée – avec notamment la version de La Grande Vague de Kanagawa. Le BM l’avait déjà acheté auprès d’Israel Goldman. 

Quant à la collection originelle, elle appartenait au collectionneur et joaillier Henri Vever, qui l’avait acquise lors des enchères parisiennes de 1948. On pense que les documents étaient alors restés dans une collection privée, en France avant qu’on ne les découvre l’an passé. Le montant de l’achat, rendu possible par une subvention de l’Art Fund, n’a pas été dévoilé.

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Les livres d’images que Hokusai envisageait de réaliser ne se sont jamais concrétisés et l’on ignore aujourd’hui encore pourquoi. Les dessins ont survécu, mais leur processus d’élaboration aurait été détruit, empêchant une production industrielle ? 
 
Or, le fait que le British Museum détienne une telle collection d’œuvres japonaises ne manque pas de provoquer quelques grincements de dents. Avec les polémiques et comportements actuels, difficile pour tout le monde d’imaginer que ces œuvres soient le mieux placées dans les établissements européens ?

Sauf qu’il faut se souvenir combien le Japon s’est servi de son art traditionnel en guise de soft power dès l’arrivée des Occidentaux. La diplomatie culturelle, fondamentale, a également permis de diffuser les idées et concepts du pays, par-delà les frontières…


Commentaires
Bonjour,

Avec l'achat de mon ordinateur portable, je viens de découvrir ce site qui ne manque,certainement pas d'intérêt:j'y reviendrai,. . .
Vous pouvez préciser votre pensée, quand je lis "Or, le fait que le British Museum détienne une telle collection d’œuvres japonaises ne manque pas de provoquer quelques grincements de dents. Avec les polémiques et comportements actuels, difficile pour tout le monde d’imaginer que ces œuvres soit le mieux placées dans les établissements européens ?"

D'habitude je partage avec grand plaisir vos posts sur mon groupe Facebook "Paris secret et insolite" mais là j'ai du mal...
Bonjour

Il n'y a aucun secret dans cette allusion : des commentateurs au Japon estiment que ces oeuvres devraient revenir sur le territoire.

Ce n'est en rien mon avis personnel sur le sujet.

Bien à vous
Ah les voyages de l’art ! il y a les oeuvres achetées (ou reçues) et là, pas grand’chose à dire, et puis les volées et là, c’est autre chose, il y en a tellement - et de tous temps ... dans tous les pays - surtout en Europe, puisque c’est là que se trouvaient les « pilleurs » ... à quand le retour du Jardin des Délices de Jérôme Bosch à Bruxelles, orgueil du Prado ?
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