Une enseignante punie pour avoir voulu faire lire le Kamasutra

Louis Mallié - 14.04.2014

Patrimoine et éducation - A l'international - Côme - Collège - Kamasutra


Une enseignante du collège de Parini à Côme (Italie), âgée de 54 ans, a été suspendue 10 jours pour avoir voulu lire le Kamasutra à ses élèves. Âgée de 54 ans, elle aurait demandé à un élève de le ramener pour en faire une lecture en classe, selon le quotidien La Repubblica.

 

 

Cabanel, Eve après la chute, 1863

Cabanel, Ève après la chute

leo.jeje  CC BY 2.0 

 

 

L'affaire a lieu au collège Parini à Côme. Il est vrai que pour un cours de musique, la lecture du Kamasutra ne semble pas indispensable. Pour autant, si la réaction semble disproportionnée, il semblerait que l'antique texte indien dédié à l'amour et la sexualité ne soit que la partie visible de l'iceberg, d'une situation qui se depuis longtemps.

 

En effet, ce n'est pas la première fois que l'enseignante s'attire les foudres des parents d'élèves : ces derniers auraient déjà contesté son attitude trop laxiste à l'égard d'internet. « On parle de vidéos vues en classe » explique le proviseur… Plus scandaleux encore selon les parents : la professeur, aurait déjà choqué en demandant ses élèves en ami sur Facebook, et partageant des photos peu opportunes… C'est en partie pour cette raison que le collège avait déjà fait interdire l'usage en classe de tout support informatique. 

 

Pourtant, tous les professeurs ne sont d'accord pour accuser l'enseignante. Plusieurs collègues ont tenu à souligner le professionnalisme de l'enseignante, ainsi que le fait que « belle et voyante », elle ne doit pas être réduite à une libertine. Par ailleurs, le proviseur du collège a également tenu à préciser que « la suspension de l'enseignante pour dix jours n'est pas la mienne », et venait de Merletti, une fondation pour la diffusion du savoir dans les écoles...

 

En 2005 l'enseignante avait déjà été au centre d'une grave affaire de moeurs : parlant peinture, elle avait montré aux élèves une oeuvre dévoilant un sein… Indignation des parents naturellement. « Couvrez ce sein que je ne saurais voir ». Qui le dit déjà ?