Une large majorité de Français pour plus d'enseignement numérique

Julien Helmlinger - 19.03.2014

Patrimoine et éducation - Scolarité France - Baromêtre INRIA - Education - Numérique


Selon un récent baro­mètre de l'INRIA, intitulé Les Français et le numé­rique, une large majorité de sondés attendraient un meilleur ensei­gne­ment des tech­no­lo­gies numé­riques. Dans le panel, il auront été 77 % de sondés à estimer que le numé­rique a des effets posi­tifs dans l'enseignement, et 75 % à penser qu'une éduca­tion appro­fon­die en la matière devrait être pro­po­sée avant la classe de ter­mi­nale. Dans les faits, seuls les élèves de ter­mi­nale S, inscrits à l'option Informatique et sciences du numé­rique, auraient pour l'heure accès à des cours avan­cés d'informatique.

 

 

 

 

Les enseignements attendus par le panel concernent avant tout un usage averti d'Internet, pour 90 % des sondés, la maî­trise des logi­ciels bureautiques pour 87 %, mais aussi la com­pré­hen­sion des lan­gages de pro­gram­ma­tion, pour 64 %, ainsi que la pro­duc­tion et la publi­ca­tion de conte­nus sur le web pour 62 %. Quand une moitié serait convaincue qu'il fau­drait apprendre aux élèves à coder des logiciels.

 

Comme le précise David Roche, pro­fes­seur de sciences phy­siques et d'ISN au Lycée Guillaume Fichet de Bonneville : « L'idée n'est pas [d'apprendre aux élèves] à coder pour qu'ils deviennent déve­lop­peurs, mais de leur trans­mettre quelques notions d'informatique pour qu'ils com­prennent mieux le monde dans lequel ils évoluent. »

 

Un retard français, et des conséquences sur l'économie nationale

 

Selon lui l'enseignement de l'informatique pour­rait débu­ter dès la fin de l'école pri­maire, mais il pointe toutefois comme frein la pénu­rie d'enseignants qua­li­fiés en la matière, et le manque de recon­nais­sance de l'institution envers les pro­fes­seurs prêts à y consa­crer du temps. « Si on veut recru­ter davantage d'enseignants, il va fal­loir envi­sa­ger la mise en place d'un CAPES et d'une agré­ga­tion d'informatique. »


Gilles Dowek, cher­cheur à l'INRIA, explique que « prise dans sa glo­ba­lité, l'industrie infor­ma­tique fran­çaise n'est qu'embryonnaire, com­pa­rée à celle des États-Unis ou de cer­tains pays d'Asie. [...] Une seule entre­prise parmi les cent grandes entre­prises de l'informatique est fran­çaise. Il y a donc bien un retard fran­çais, une dépen­dance très coû­teuse sur le plan écono­mique... Il est néces­saire d'être beau­coup plus pré­sents et actifs, ce qui passe par le déve­lop­pe­ment de l'enseignement de l'informatique à tous les niveaux ».


À noter qu'en ce sens, une direc­tion du numé­rique pour l'éducation a été créée en février, par le ministère de l'Éducation nationale. Cet organe se voit notamment confier la mis­sion de valo­ri­ser l'innovation péda­go­gique en rap­port avec le numé­rique, et déve­lop­per la for­ma­tion des ensei­gnants sur ce terrain.

 

 

(via Nousvousils)




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