Une lettre de Christophe Colomb, volée à Florence, rendue par les USA

Cécile Mazin - 18.05.2016

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Une lettre signée de Christophe Colomb, dérobée à la ville de Florence, a été redécouverte à la bibliothèque du Congrès américain. Ce courrier a fait pas mal de chemin : initialement vendu à une maison d’art, puis confiée à une institution de Washington, il va retourner prochainement en Italie, assurent les autorités américaines. Dans cette missive, Colomb annonce sa découverte de l’Amérique...

 

Christophe Colomb

Thomas Bresson, CC BY SA 2.0

 

 

Les autorités fédérales américaines ont retourné aux autorités italiennes ce document, daté du XVe siècle et que la Library of Congress conservait depuis 2004. Ce sont des agents spéciaux qui, en 2012, avec le Department of Homeland Security Investigations, ont reçu des informations confirmant que le courrier avait en réalité été volé à une bibliothèque italienne. 

 

Et surtout remplacé par un faux. Depuis, la Bibliothèque Riccardiana de Florence vivait avec un poids. D’autant que le faux n’a été découvert qu’en 2012, entraînant l’ouverture d’une enquête par la Bibliothèque nationale de Rome – qui détient par ailleurs un autre exemplaire. 

 

Les administrations des deux pays se sont mises en relation depuis, et dans le cadre d’accords de restitution des œuvres d’art et biens culturels volés, la restitution a pu être organisée.

 

Datée du 15 février 1493, la lettre existe malgré tout en plusieurs copies et plusieurs langues : Christophe Colomb, à son retour en Europe a fait passer le mot de sa découverte à travers différents pays européens. 

 

Lors de la vente aux enchères de 1992, la lettre fut vendue pour 400.000 € avant que l’on en fasse don à la Bibliothèque du Congrès. Aujourd’hui, elle est estimée à près d’un million €. 

 

Pour l’ambassadeur des États-Unis en Italie, John Philipps, cette restitution est « un événement heureux, qui prouve le niveau de l’amitié et de la collaboration entre les deux pays ». De son côté, le ministre de la Culture, Dario Franceschini, évoque « le retour d’un précieux document » en Italie.  

 

 

 

 

 

via La Repubblica