Une pétition contre le projet de réforme de la formation des enseignants

Clément Solym - 26.06.2008

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - pétition - réforme - formation


Cette pétition porte sur la formation des enseignants dans des IUFM rénovés. Intitulée « Pour une formation des enseignants de haut niveau dans des IUFM rénovés», elle a déjà reçu le soutien de nombreuses personnalités du monde de l’éducation comme Philippe Meirieu, Philippe Joutard, Claude Pair ou Jean-Pierre Kahane.

Un texte qui fait l’unanimité chez les contestataires :

Les représentants syndicaux de la FSU, de l’UNEF, de l’UNL et du SGEN-CFDT se rangent aussi derrière ce texte. Cette pétition demande une large concertation pour réformer la formation des enseignants en organisant des états généraux de la formation enseignante.

Ce texte rend compte des craintes concernant la mise en place des masters relookés « enseignement » pendant l’été. Les étudiants s’y inscriraient alors tout en délaissant les IUFM. Les auteurs de la pétition redoutent que la formation professionnelle des enseignants se voit ainsi fortement réduite.

Des réformes à l’économie au détriment des véritables nécessités :

« Il faut se méfier des décrochages entre la formation des enseignants du 1er et du 2d degré. Le risque est que les IUFM se départissent des éléments nobles comme le Capes ou l’Agreg et ne conservent que la formation des PLP, des enseignants pour les handicapés et des CPE juste avant leur disparition programmée », affirme Philippe Meirieu.

Les masters que le ministère demande aux universités de proposer pour la rentrée sont impossibles à modifier dans les délais impartis. Derrière, s’esquisse un démantellement progressif des IUFM.

La fin de la rémunération des 24000 fonctionnaires-stagiaires en seconde année d’IUFM est aussi posée comme un frein à l’accès de tous les étudiants à cette formation. La logique de la réforme ne serait que budgétaire : faire l’économie de 2 milliards d’euros

Ces changements doivent se faire dans un délai qui rend impossible tout choix mûrement réfléchi. Le ministère de l’Education nationale doit rendre fin août le schéma des concours à mettre en place pour 2010. De son côté, Jean-Michel Jolion, président du comité master doit remettre en septembre son rapport sur la formation des maîtres.