Une polémique éclate lors de la remise de diplôme de Barbara Berlusconi

Clément Solym - 26.07.2010

Patrimoine et éducation - A l'international - polémique - diplôme - berlusconi


Une nouvelle controverse a touché la famille Berlusconi quand la fille aînée (issue du second mariage) du Premier ministre a obtenu son diplôme de philosophie avec les félicitations.

En effet, un professeur de l'université San Raffaele (disciplines médicales, « vie et santé »), Roberta de Monticelli a affirmé dans une lettre envoyée à la presse que le chancelier aurait cherché à obtenir des fonds de la part de Silvio Berlusconi en promettant un poste d'enseignant à sa fille.


Barbara Berlusconi avait présenté une thèse sur les concepts de bien-être, de liberté et de justice dans l'oeuvre de Amartya Sen (Prix Nobel de l'économie). Après avoir annoncé les résultats, Luigi Verzé, le chancelier aurait, selon de Monticelli demandé à Barbara Berlusconi « si elle pensait qu'une faculté d'économie pouvait être créée à San Raffaele, sur la base de la pensée de l'auteur sur lequel elle avait écrit sa thèse et l'a invitée à devenir enseignante ».

Roberta de Monticelli a aussi indiqué qu'elle avait été exclue du panel de professeurs qui devait examiner la dissertation de Barbara Berlusconi. Chose étonnante puisqu'elle détient la chaire de philosophie de la personne. Elle a affirmé : « Le premier candidat était programmé pour 9h30. Cependant, ma présence dans le panel était prévue à partir de 10h. J'ai donc compris que le premier [candidat] devait être Barbara Berlusconi ». Elle aurait demandé à voir une copie de la dissertation de la fille du Premier ministre « mais il n'y avait plus de copies », indique-t-elle.

Pour elle, les propos de Luigi Verzé constituaient une violation des droits des quatre autres diplômés de la cérémonie et des « exigences éthiques d'une institution universitaire d'élite comme San Raffaele aspire à juste titre d'être ». Elle a ajouté dans une interview que la remarque du chancelier était « une demande implicite pour obtenir des fonds ».

L'université à vite fait paraître un communiqué assurant que : « Ce n'était certainement pas une offre de travail et encore moins de la discrimination envers les autres diplômés ». Dans une autre lettre, l'université a aussi soutenu Barbara Berlusconi en déclarant qu'elle avait déjà obtenu une dizaine de distinctions et presque 100 % des points. Selon, la direction de l'université la remarque du chancelier n'était qu’une « boutade paternelle ».

Cette affaire aura aussi fait ressortir les liens qui existent entre Luigi Verzé et Silvio Berlusconi. Les deux hommes se connaissent depuis 1964 et se seraient aidés l'un l'autre à plusieurs reprises.