Universités : Le numérique à contre-coeur en bibliothèque

Clément Solym - 22.04.2011

Patrimoine et éducation - A l'international - bibliothèque - numerique - livres


Selon une étude parue ce mois-ci chez Simba Information, les bibliothécaires universitaires américains achèteraient toujours plus de livres numériques, mais à contrecœur.

Même s'ils ne sont pas majoritaires sur le marché, les livres universitaires ne représentent pas moins de 75,9 % des 1,76 milliards de dollars dépensés en livres électroniques aux États-Unis.

Les livres plus vendus aborderaient les thèmes économiques, juridiques, scientifiques, techniques et médicaux. (le communiqué)


Le cabinet d'étude Simba Information est formel : les gestionnaires des bibliothèques intègrent les livres électroniques dans leur budget prévisionnel. Dans cinq ans, les livres numériques représenteraient ainsi plus de 11 % de leur budget d'acquisition.

En effet, le numérique a l'avantage de créer de nouvelles possibilités d'élargissement du public à la culture universitaire. Le contenu peut en effet être accessible en permanence, sur les ordinateurs ou les appareils électroniques. Le numérique fait émerger de nouvelles techniques éditoriales ; les étudiants et les chercheurs lisent différemment.

Les éditeurs et les distributeurs travaillent donc avec les bibliothécaires pour exploiter le marché croissant des livres numériques, et réfléchissent ensemble sur les manières de numériser les versions imprimées et de gérer les droits. Des désaccords entre les éditeurs et les bibliothécaires persistent.

La plupart des bibliothécaires achètent leurs livres électroniques par des fournisseurs intermédiaires, car les contrats avec les éditeurs seraient plus onéreux, et 69 % des bibliothécaires interrogés auraient une opinion négative sur ces changements !

L'arrivée prochaine de livres lisibles avec son Kindle pourra peut-être participer à un nouveau regard, et éventuellement donner un peu plus de baume au coeur des étudiants - et des bibliothécaires. (notre actualitté)