Valérie Pécresse pense aux vacances étudiantes et supprime la session de septembre

Clément Solym - 26.06.2008

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - session - rattrapage - université


Voilà des étés qui seront finalement plus sereins pour les étudiants ayant raté la première session d'examens universitaires. Pensant au stress occasionné, Valérié Pécresse envisage d'en finir avec la session de septembre, pour la transférer à juin. Et c'est authentique : « Ils pourront faire des stages, travailler, partir en vacances », affirme la ministre. Et cette mesure sera applicable « dès que possible ».

60 % d'universités sont déjà passées à juin

De fait, cette mesure ne toucherait que 40 % des universités qui n'ont pas encore opéré la bascule. À Bordeaux ou Mulhouse, par exemple, c'est le cas.

Et les présidents d'université suivent ce mouvement dans l'allégresse et le contentement général. Beaucoup d'absentéisme constaté, une organisation pénible qui coïncide avec les inscriptions... même si certains étudiants trouvent que cette seconde chance est pourtant bien placée. Placer le rattrapage après les examens, c'est le meilleur moyen d'échouer estiment certains. Et pour le syndicat Unef, Thierry Le Cras estime que juin peut être une bonne idée, mais à condition de laisser le temps de la préparation.

Les irréductibles...

Le cas de Nanterre-Paris-X reste cependant le village d'irréductibles qui résistent à l'envahissante ministre. « Cette université est hyperconservatrice. On ne peut rien toucher. Des étudiants m'ont parlé d'acquis sociaux en évoquant la session de septembre ! La force d'inertie est immense », explique son ancien président, Olivier Audéoud. Pourtant, cette session est « une curiosité : nos calendriers sont incompréhensibles pour des étudiants étrangers. Comment leur expliquer qu'ils doivent rester travailler tout l'été à Paris ? »

Enfin, dernier point : le contrôle continu : comme pour les collèges et le brevet, une notation régulière contraindrait à une présence des étudiants et un travail régulier. Pour Thiébaut Weber, président de la Fage, cette « évaluation s'apparente à une sanction. Il n'y a pas de vraie réflexion ». Mais pour Valérie, il en va tout autrement : « Les évaluations doivent intervenir suffisamment tôt pour repérer les étudiants décrocheurs et leur offrir un soutien. »