Valérie Pécresse : taclée par les syndicats et soutien mou de l'UMP

Clément Solym - 11.02.2009

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - Pécresse - syndicats - UMP


Coup dur pour Valérie Pécresse qui s'en était bien sortie avec sa réforme jusqu'à ce que monte la grogne des étudiants et des enseignants. Après une journée de mardi qui a rassemblé les foules, de 45 à 100.000 personnes dans les rues, Pécresse recule. « Le décret pourra être retravaillé pour donner davantage de garanties », affirme-t-elle, rajoutant illico fissa que son idée reste bonne puisque'elle sera un « pilier pour permettre ensuite une revalorisation très importante des carrières des enseignants-chercheurs ».

Mais pour le syndicat SNESUP, tout cela n'est qu'une opération de communication gouvernementale, d'autant plus que « nos revendications sont connues et que la ministre doit assumer la responsabilité des choix politiques du ministère qu'elle dirige ». Bim. Une ministre « prise à son propre piège » renchérit le syndicat, qui la voit « dans l'obligation d'annoncer sans ambiguïté le retrait » de cette réforme.

Mais il n'y a pas que les syndicats qui tombent sur Valérie : l'UMP a également fait savoir son mécontentement, contraignant même le chef du mouvement à intervenir pour calmer la foule. « Cela fait trois semaines que j'ai attiré l'attention de la ministre sur le malaise qui étreint les campus et que j'ai pu constater sur le terrain », précise un député Pas-de-Calais, Daniel Fasquelle, spécialiste du droit communautaire.

Bilan des courses, on resserre les rangs et un groupe de travail est mis en place pour « déminer le terrain avec le cabinet de Pécresse et apporter des pistes de solutions à la médiatrice ». Dès lors, Daniel Fasquelle revient quelque peu sur sa position : « C'est une bonne ministre et elle a indiqué vouloir ouvrir grâce à la médiatrice des voies de passage. Je pense qu'il est utile que le groupe UMP apporte des propositions. Il faut avancer et surtout ne pas donner l'impression qu'on cherche seulement à gagner du temps. »

Valérie doit se sentir en tout cas bien mal... comme une veille d'examen. Et un échec avec les universités ne manquerait pas de raviver les plaies de Xavier Darcos avec le lycée...