Valoriser la francophonie à travers les sciences sociales en Roumanie

Louis Mallié - 08.07.2014

Patrimoine et éducation - A l'international - Bucarest - Francophonie - Inauguration


C'est une première dans le sud-est de l'Europe : un « Centre régional francophone d'études avancées en sciences sociales » (CeReFREA) a été inauguré ce lundi à Bucarest.  Réunissant pour son inauguration Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuelle de l'Académie française, ainsi que le ministre roumain des Affaires étrangères Titus Corlatean, et l'Ambassadeur de France à Bucarest, François Saint-Paul, ce nouveau centre vise à fonder un pôle d'échanges académiques internationaux orienté vers la francophonie.

 

 

 La villa Noël

 

« C'est un enjeu essentiel que le français soit ce véhicule d'études les plus avancées possible en sciences sociales et humaines dans l'Europe du sud-est, et le ciment de la collaboration de nombreuses universités », a déclaré à l'AFP Gabriel de Broglie, chancelier de l'Institut de France, ajoutant que l'établissement espèrait faire de la capitale roumaine « un pôle d'excellence universitaire consacré aux questions qui commandent l'avenir de nos sociétés ».

 

Mené à l'initiative de l'Université de Bucarest, l'Institut français, le New Europe College de Bucarest, la Nouvelle Université Bulgare et l'Ambassade de France en Roumanie, le projet avait trouvé un financement de 750.000 € en 2012 en gagnant le prix Louis D de l'Institut de France. La somme avait alors servi à rénover la villa Noël, désormais siège de l'institution en plein centre ville.

 

 « Le CEREFREA a pour vocation de renforcer la visibilité de la communauté scientifique francophone de haut niveau en sciences sociales et humaines, dans la région de l'Europe du Sud-Est et au-delà, en coopération avec des établissements français de recherche et de formation », explique l'établissement sur sa page FacebookEn ce sens, il hébergera de nombreuses conférences, séminaires et programmes de recherche, ainsi qu'un partenariat  Bucarest-Sofia orienté vers les recherches en langue française.

 

Il s'agit donc d'un nouvel établissement pour le rayonnement de la francophonie, et pour lequel la Roumanie semblait prédestinée : déclarée en 2006 « État phare » de la francophonie en Europe orientale, par l'Organisation internationale de la francophonie, elle recensait en 2010 4.756.100 locuteurs français dans le pays, sur un total de 21.190.000 habitants. 

 

En outre, 1,8 millions d'élèves étudient le français en Roumanie, alors même que 5000 autres étudiants roumains sont actuellement en France... Pays qui reste par ailleurs la première destination choisie par les étudiants roumains.