Vendredi 12 mars : jour de grève à l'Education nationale

Clément Solym - 11.03.2010

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - grève - vendredi - 12


Face à un ministère qui fait la sourde oreille aux doléances du monde enseignant, c’est une nouvelle grève de grande ampleur qui s’annonce le 12 mars 2010, un vendredi, une fois n’est pas coutume.

Derrière l’appel à la grève lancé par le principal syndicat des enseignants du second degré, le Snes-FSU, une myriade d’organisations se joint à cette action, parmi lesquelles le Snalc-Csen, le Snep-FSU, le Snetap-FSU, le SNFOLC, la CGT Educ'action, Sud Education, ou encore le SNCL-FAEN. L’Unef, premier syndicat du monde étudiant, appelle aussi ces derniers à se joindre au mouvement.

Ambitieuse, la co-secrétaire générale du Snes-FSU, Frédérique Rolet, interrogée par l’AFP, annonce que les objectifs seront pleinement atteints dans la mesure où « la moitié de la profession est en grève selon les chiffres du Snes ». En étant sans doute mauvaise langue, certains disent déjà que le choix du vendredi a été proposé pour gonfler le taux de grévistes avec tous ceux qui souhaiteront démarrer le week-end un jour plus tôt…sans forcément aller battre le pavé.

Enfin, restons sérieux ! Au sein de l’hexagone, pas moins de 26 manifestations sont annoncées avec des académies qui se disent déjà à la tête du mouvement, ainsi de l’Ile-de-France, de Lille ou encore d’Aix-Marseille.

Pourquoi une nouvelle journée de protestation ? Tout d’abord parce que les précédentes n’ont pas permis aux acteurs du dialogue social d’obtenir une quelconque avancée sur les différents dossiers sensibles actuellement au sein de l’Education nationale.

Cette journée sera donc l’occasion de dénoncer une nouvelle fois les suppressions massives de postes dans l’Education nationale ce qui conduit à des aberrations. En témoigne la réponse du ministre, Luc Chatel, face au problème du non-remplacement des enseignants absents : faire appel aux retraités et étudiants. On n’en serait pas là si, entre l’année scolaire 2008-2009 et 2009-2010, le ministère n’avait pas décidé de supprimer 3000 postes de TZR, enseignants titulaires dont la mission première est d’assurer le remplacement de leurs collègues.

Mieux encore, il s’agit aussi de taper du point sur la table concernant la prochaine mise en place de la réforme des concours de recrutement du personnel enseignant. Le ministère est resté sourd, jusqu’à présent, à toutes les remarques de bon sens qui ont été faites pour rendre le projet un peu plus cohérent.