Vers un espace économique privilégié pour la francophonie

Clément Solym - 20.05.2008

Patrimoine et éducation - Scolarité France - francophonie - economie - espace


En octobre s'ouvrira le XIIe Sommet de la francophonie à Québec. Déjà vendredi, alors que se tenait la Rencontre internationale de la Francophonie économique (ou RIFE), s'est dessiné un projet envisagé par les membres des quelque trente pays présents, et visant à créer « un climat d'affaires francophone, de favoriser l'entrepreneuriat francophone ainsi que la libre circulation des individus dans l'espace francophone et enfin, d'intervenir au niveau du financement d'initiatives d'affaires au sein de la Francophonie ».

Un visa d'affaires pour l'espace francophone

Au sein de l'espace francophone, on envisagerait ainsi de valoriser un « visa d'affaires » qu'examineront les représentants des pays lors du Sommet en octobre.

Pour Daniel Denis, président de la Chambre de commerce de Québec, « la langue française peut et doit nous servir de vecteur économique pour nous permettre de faciliter les échanges commerciaux dans cet espace francophone ».

Une présence économique à considérer

Abdou Douf s'est également exprimé sur la question dans son discours d'inauguration. Le Secrétaire général de la Francophonie a ainsi témoigné de sa « conviction que la Francophonie est dans son rôle lorsqu'elle se préoccupe d'économie [...]. J'ai la conviction que nous avons, nous francophones, les moyens de contribuer à cette régulation, à cette moralisation, à cette humanisation ».

L'OIF compte 55 pays membres et 13 observateurs, qui totaliseraient 19 % du commerce mondial de marchandises. Dans la période allant de 2002 à 2004, la croissance des échanges a fait passer à 688 milliards le brassage financier. Et les pays extérieurs auront apporté 170,6 milliards de dollars d'investissement en 2004, représentant 26 % des investissements mondiaux.