Walt Whitman : ses derniers jours relatés par le New York Times

Maxim Simonienko - 21.12.2018

Patrimoine et éducation - A l'international - walt whitman mort - new york times - walt whitman archives


Le 18 décembre dernier, le célèbre journal américain The New York Times a décidé d'explorer quelques-unes de ses archives. Fait étonnant, les journalistes ont révélé, grâce à des Unes datant de la fin du XIXe siècle, que leurs homologues de l'époque avaient suivi de près les derniers jours du poète bien-aimé Walt Whitman. Le journal lui aurait même organisé une veillée littéraire à son chevet, le 26 mars 1892, juste avant sa mort.
 
Statue de Walt Whitman, Bear Mountain State Park, New York (John Hayes - CC BY-SA 2.0)


Walt Whitman, c'était un Victor Hugo à l'américaine. Reconnaissable à sa longue barbe blanche, son stetson et son regard assagi, il était en première ligne pour combattre le nationalisme qui balayait le monde au XIXe siècle.

Sa voix littéraire est devenue progressivement un guide qui le conduisit rapidement à devenir un poète national. En Amérique, personne n’a plus incarné ce rôle à la manière de Walt Whitman.

Son talent a été confirmé dès Leaves of Grass, un recueil de poèmes publié pour la première fois en 1855 et largement révisé de son vivant. Avec son oeuvre, il aspirait à parler pour le collectif, pour la nation dans son ensemble.
 
Dans les années 1890, Whitman était un personnage culturel si aimé et reconnu qu'un grand nombre de journaux, dont The New York Times, relatèrent divers aspects de sa vie : fêtes d'anniversaire, amitiés littéraires, état de santé... À tel point qu'un article publié en 1890 avait pour titre : « Walt Whitman a un mauvais rhume. »
 

Une santé qui se dégrade, à la Une


Dans un article paru un an plus tard, le 18 décembre 1891, The New York Times notait que Whitman, âgé de 72 ans, avait « pris froid » et était « plutôt faible ». Cette nouvelle préoccupante inquiéta tant les lecteurs et les journalistes qu'aucun détail concernant sa maladie ne fut dissimulé : nombre de gorgées de punch au lait, quantité de pain grillé sur la table, paroles du médecin... Plus rien n'était omis jusqu'à sa mise en terre, le 30 mars 1892.

Un article archivé, datant de Noël 1891, rapportait par exemple que « la seule nourriture qui ait passé ses lèvres au cours de la journée était une petite quantité de jus de palourdes ». De même, le 16 janvier 1892, les américains ont pu être alertés par la Une du New York Times qui affimait que Whitman « [était] si faible qu'il ne se tournait dans son lit qu'une ou deux fois par jour ». 
 
Le 28 mars, le journal imprima l'adresse de Whitman à Camden, dans le New Jersey, pour que « toutes les personnes désirant voir le corps du poète décédé puissent le voir au sein de sa dernière demeure ». Les résultats de l'autopsie ont également été communiqués, soulignant que le « cerveau s'avérait être anormalement grand ».

Dans le dernier article paru le 30 mars, le Times s'est permis quelques lignes de poésie après l’inhumation du poète national, au cimetière de Camden’s Harleigh: « Le cercueil en chêne lisse était presque dissimulé sous les bouquets de fleurs que venaient déposer ses nombreux admirateurs. »

via The New York Times


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