Wolf Erlbruch : “Illustrer un nouveau manuscrit, c'est entrer dans un pays étranger”

Fred Ricou - 30.05.2017

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Né en 1948, Worl Erlbruch est un illustrateur allemand, auteur d’une dizaine de livres qu’il a signés, et en a illustré une cinquantaine d’autres. Il est avant tout connu pour ses dessins de Vom kleinen Maulwurf, der wissen wollte, wer ihm auf den Kopf gemacht hat — De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête. L’album, paru en 1994, connut un succès international.



Wolf Erlbruch reçoit le prix des mains de la princesse Victoria. Photo: Stefan Tell

 

 

C’est à l’occasion d’une cérémonie qui lui était consacrée à Stockholm que Wolf Erlbruch a reçu ce 30 mai le prix Astrid Lindgren, remis par la princesse Victoria de Suède. Le tout en présence, notamment, de la ministre de la Culture Alice Bah Kuhnke. 

 

La soirée vit également une adaptation dansée de Ente, Tod und Tulpe. Kleine Geschenk-Ausgabe, ( Le canard, la mort et la tulipe, Ed. La joie de lire, trad. Danièle Ball-Simon). L’ensemble interprété par Fredrik Quiňones et Stacey Aung, chorégraphié par Mari Carrasco.

 

Dans son discours, Wolf Erlbruch assure : « Être illustrateur signifie que vous ne travaillez jamais sans disposer d’un texte. Commencer la lecture d’un nouveau manuscrit c’est un peu comme entrer dans un pays étranger : vous n’y reconnaissez personne. »

 

Et de poursuivre : « Certains textes se dévoilent plus ou moins. Et puis, il y a la poésie, impossible à traduire », insistant sur la difficulté de trouver les bonnes images pour rendre ce que le texte peu dire.

« M. Erlbruch est un écrivain courageux et à bien des égards, son écriture rappelle celle d’Astrid Lindgren. Son œuvre reflète ce qu’est la vie des enfants — il renferme, côte à côte, cet esprit léger et les questions existentielles profondes. Nous sommes émerveillés de l’incompréhensible, nous trouvons le bonheur dans les petits plaisirs, et nous nous fâchons contre les injustices », a résumé la ministre de la Culture.

 

Le prix Astrid-Lindgren, qui doit son nom à l’auteure de Fifi Brindacier, est aujourd’hui le plus important prix littéraire récompensant les auteurs pour la jeunesse, et offre au lauréat un montant équivalant à plus de 550 000 €. 

 





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