À la découverte de la littérature thailandaise

Clément Solym - 18.04.2011

Reportage - decouvrir - litterature - thailande


La Thaïlande n'est pas seulement un pays de plages et de temples somptueux. Au-delà des clichés, une littérature fascinante ne demande qu'à se faire connaître, et une pléiade d'auteurs talentueux propose des œuvres de qualité.

L'originalité de la littérature thaïlandaise tient surtout dans la langue elle-même, reflet de la culture et des valeurs traditionnelles du pays. Comme pour beaucoup de langues asiatiques, le Thaïlandais est une langue très imagée, les comparaisons et les métaphores constituent la substantifique moelle de tout récit.

De plus, l'alphabet phonétique fait de l'euphonie et de la rythmique, l'essence même de son écriture. Selon le poète thaïlandais, Krit Lualamai, « l'attention est surtout donnée à la sonorité et au rythme des mots plutôt qu'à leur sens dans la poésie contemporaine ».

La littérature thaïe est très influencée par la littérature indienne. Jusqu'au 19e siècle, seuls les rois et les nobles y avaient accès, ainsi que les prélats bouddhistes. Les rois s'entouraient de poètes et d'écrivains, et les thèmes étaient surtout basés sur l'amour, l'amour de la patrie, la famille, la religion. Il ne fallait surtout pas aborder les différences sociales ou les conditions économiques du pays.

Puis, au cours des siècles, avec les changements politiques dus à l'avènement des progrès technologiques, à la modernité, et les réformes successives dans le pays avec l'influence occidentale, est apparu un noyau d'écrivains dits progressistes.

Dans les années 70, un mouvement littéraire, nommé « La littérature pour la vie », émergea suite à la situation politique qui entravait la liberté d'expression. Les principaux thèmes abordés étaient alors les inégalités sociales et une critique de la société.

De nos jours, il n'existe guère de thèmes communs, et si tous les sujets peuvent être traités, le climat politique interdit encore toute critique allant à l'encontre du concept religieux et de la monarchie.


Il serait vain de vouloir donner une identité à cette littérature encore en mouvement, mais s'il existe une flopée d'auteurs publiant des romans de cape et d'épée ou de fantômes, seule une poignée d'auteurs littéraires de qualité se distinguent.

Toute la semaine, nous vous proposerons donc de découvrir une palette de certains meilleurs auteurs contemporains en Thaïlande, traduits en anglais et en français, et à lire sans trop tarder.


Première partie
Chart Korbjitti et Siriworn Kaewkan

Seconde partie
Zakariya Amataya et Saneh Sangsuk